Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

C'est "le haut" qui donne les aliments aux médias. La presse papier ne produit toujours pas l'information. Les sujets sont traités la veille par les sites électroniques et par l'APS. Il ne reste le lendemain matin qu'à ouvrir les colonnes aux experts et autres commentateurs.

Ni sur le papier, ni sur le net nous ne découvrons les reportages et les enquêtes où à partir d'observations indépendantes, les journalistes nous aident à découvrir les tendances significatives de l'évolution. Heureusement, de temps en temps, des journalistes viennent contredire ce triste constat.

La presse électronique ne crée pas elle-même l'information. Les "sites" renouent avec les temps téléguidés où Salima Tlemçani livrait dans El Watan le quota de pâture offert par le DRS, pour huiler le système ou pour nuire à d'autres centres de pouvoir.

La matière sera abondante au fur et à mesure que se préciseront les enjeux de 2019.

Mais, lorsque Abdou Semmar "révèle"-à partir d'informations accessibles dans les registres publics des Tribunaux de commerce- que le rejeton d'un personnage officiel possède une Sarl qui produit de l'aliment de bétail, cette révélations permet-elle de connaître vraiment les mécanismes obliques de la prédation?

Ces derniers temps, nous avons eu la semaine de l'assemblage automobile, puis celle de l' importation. Actuellement ce sont les refugiés africains, avec Ouyahia en vedette principale face à la Laddh.

Le politicien, créature du système, assume sa réputation de brutalité, et continue méthodiquement de forger une image de recours. Le battage médiatique fait autour de ses positions convient à Ouyahia qui veut se placer comme la victime des "droits de l'hommistes".

Le changement du profil du postulant de 2019 se dessine ainsi pêle-mêle. Il semble avoir renoncé à rechercher une base d'appui principale parmi les patriotes-éradicateurs qui encensaient le Rendou dans les années 90. Le tournant est fait : le sunnisme comme seul "référent" de l'islam algérien, la fin de l'immigration africaine, l'autoritarisme, l'application impitoyable de la peine de mort. Et la privatisation sur secteur public, la fin de l'Etat "populiste" qui se mêle trop de redistribution du revenu national et de justice sociale.

Un visage à double face en somme: idéologiquement et socialement conservateur, mais économiquement libertaire.

Commenter cet article