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Publié par Saoudi Abdelaziz

Après la levée de bouclier des organisation patronales et de l'UGTA, les éditorialistes politiques d'El Watan, Liberté et du Quotidien d'Oran s'interrogent sur la viabilité de la démarche du Premier ministre et sur ses "arrières".

"La méthode Tebboune"

Tebboune agit-il alors seul sans en référer à celui qui l’a nommé Premier ministre et dont la lettre de mission est de conduire la politique du Président et de mettre en œuvre son programme ? Il y a une «réelle conviction chez le Premier ministre de mettre de l’ordre dans une maison livrée à une rapine sans limite. Mais surtout, il traduit la volonté politique supérieure qui est celle de la présidence de la République. Il est nommé pour cette mission», assure un membre influent du gouvernement. Parce qu’objectivement, la pression de la crise économique peut facilement provoquer des situations redoutées et redoutables. Un piège qui peut se refermer contre les occupants d’El Mouradia. C’est ce qui aurait motivé la démarche et la méthode Tebboune. (...) L’affaiblissement des partis politiques, le rétrécissement du champ d’expression sociale et l’affaissement des institutions étatiques laissent la voie libre à d’autres forces de peser lourdement sur la décision qui va engager le pays pour les prochaines années. Il s’est constitué durant la dernière décennie des groupes influents aux ramifications multiples d’une autre nature. Hacen Ouali. El Watan

"Météorite?"

http://www.lequotidien-oran.com/files/spacer.gif On a tôt fait de parler de la méthode Tebboune, une météorite dans le ciel de la gouvernance made in Bladi, qui contraste singulièrement avec ses prédécesseurs pour qui tout est dans la tchatche, rien dans l'action. De l'esbroufe donc, on passe à l'acte, celui d'avoir le courage de s'opposer à des privilèges bâtis au détriment de l'Etat de droit. Ce n'est pas facile de s'attaquer à des monopoles en place, au fait du prince encore moins à des intérêts soutenus par des cercles au pouvoir et le nouveau Premier ministre a eu ce mérite. Au moins celui-là en attendant de lui qu'il concrétise sur le terrain cette justice sociale phagocytée par une paix sociale devenue la priorité d'un régime qui joue sa survie.
La mise en demeure adressée aux puissants groupes du BTPH, privé algérien et sociétés étrangères, ainsi que le gel de la décision arbitraire d'octroi des milliers d'hectares de bonne terre à des entités en dehors de tout cadre légal sont pour le moment des signaux forts envoyés par Tebboune à ces intérêts d'argent qui ont brassé large ces dernières années (...).
Le travail et l'engagement du Premier ministre sont en train de redonner confiance aux Algériens, même si tout n'est pas dans le meilleur des mondes. L'avènement de Tebboune n'a pas mis fin aux inégalités sociales ni à la crise encore moins à l'omnipotence de l'Etat policier. Certains détracteurs de son action peuvent suggérer qu'il ne s'attaque qu'aux intérêts d'un clan en perte de vitesse au profit d'un autre levier de puissance mais il aura le mérite de faire bouger les choses, nous rappelant le vent d'espoir et de changement apporté par Boudiaf. On croise les doigts pour Tebboune dans sa croisade contre la mafia politico-financière.
Moncef Wafi, Le Quotidien d'Oran

"La fin d’une époque ?"

"Pour revenir au sujet de ces hommes d’affaires intouchables, il était de notoriété publique qu’ils faisaient la pluie et le beau temps et qu’ils nommaient et dégommaient ministres, walis et hauts cadres d’État intègres. Une oligarchie naissait sous les yeux de tout le monde y compris des partis politiques dont rares sont ceux qui ont osé dénoncer l’immixtion de l’argent dans l’exercice politique. Les effets de manche et les feux de la rampe étaient du domaine du public sans que personne ait trouvé à redire devant les forfanteries de ces opérateurs économiques et leurs ministres affidés.
Devant cette gabegie et l’État de non-droit, le nouveau Premier ministre s’est adonné à un grand ménage, dénonçant dès son installation, la prise en otage des politiques par des hommes d’affaires. Il est passé à l’acte et c’est tant mieux. Le pays a encore besoin d’actions de ce genre pour marquer les esprits, d’une part, et donner un signe fort de sa volonté à faire travailler tout le monde dans la légalité et dans un esprit de droit, d’autre part. Surtout en ces moments qui s’annoncent difficiles.
Par ces premières actions, le Premier ministre recherche à crédibiliser l’État et son Exécutif surtout qu’il sollicite partis politiques et société civile pour l’aider à supporter le poids des privations à venir. Pour cela, il est obligé de mettre fin au clientélisme qui sévit au vu et au su de tout le monde et de faire de la concertation un lien avec les autres : ceux qui aiment leur pays.
 Abrous Outoudert , Liberté.

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