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Publié par Saoudi Abdelaziz

Le pouvoir a fixé les limites : Il s'agit de conforter les actions du pouvoir sans soumettre sa démarche à une évaluation concertée. "Expliquer la démarche de l’Exécutif, obtenir la confiance et l’adhésion de toutes les catégories du peuple”. C'est l'objectif du "dialogue national" auquel a appelé Tebboune qui annonce une "instruction" du président.

Quoi de plus compréhensible alors que le Conseil national du FFS réagisse quasi-instinctivement à ce qui apparaît comme une cette énième tentative de mise sous tutelle. Dans sa déclaration qui a suivi les propos du Premier ministre on lit : "Le Conseil National, instruit des vaines et multiples tentatives de ce régime pour se pérenniser en initiant de soi-disant dialogues avec les acteurs politiques, économiques et sociaux, sait que ce régime n’a qu’un seul objectif : maintenir le statu quo politique et gagner du temps". Le conseil national a raison de soupçonner le pouvoir de "pervertir la noble initiative de reconstruction du Consensus National, inspirée par feu  notre Président Hocine Aït Ahmed, visant à refonder l’Etat sur la base du droit et des principes démocratiques".

"Le règlement définitif de  la crise est fondamentalement politique" martèle la déclaration qui refuse que l'on "réduise la crise à sa dimension financière et sa solution à des mesures d’ordre économique".

Mais, la construction de cette alternative politique peut-elle avancer sans l'intervention du mouvement social en faveur de mesures d'ordre économiques et sociales? Cette mise en mouvement, fructueuse ou non dans l'immédiat, n'est-elle pas une des clés du déverrouillage politique en profondeur?

Les instances du FFS, les élus de ce parti et les sites qui leur sont proches restent peu audibles sur les sujets concrets les plus sensibles qui nourrissent la demande d'oriention venant des luttes populaires. Comme pour le parti de Benflis, la tâche centrale des publicistes du FFS semble se limiter à disséquer interminablement le cadavre politique du système, sous les yeux d'un public à qui l'on apprend rien dans ce domaine.

Des propositions de penseurs proches du FFS, comme Smaïl Goumeziane, décortiquent le plan d'action économique de Tebboune, ne se limitent pas à un rejet sans appel pour cause d'incapacité génétique du régime. Elles suggèrent une démarche d'action susceptibles de favoriser la mobilisation populaire pour une dynamique de redressement globale et nourrir les rapprochements unitaires patriotiques.

POST-SCRIPTUM

"L'Algérie n'est ni celle des frustrés sexuels ni des féministes enragées, elle est au-dessus de toutes ces polémiques stériles qui la tirent vers le bas et la détournent de l'urgence. Le pays n'a que faire de toutes ces querelles ethniques entre Arabes, Kabyles, Mozabites ou Touaregs, il a plus important à faire et les Algériens de ne plus se laisser distraire par les faux problèmes. Il est temps de se focaliser sur ce qui se passe dans les premiers étages de la République et exiger des comptes. Pourquoi et comment en est-on arrivé là ? Qui sont les responsables de la banqueroute nationale et quand est-ce qu'on va les juger ? C'est en réformant en haut et en donnant l'exemple qu'on arrivera à juguler en bas et c'est plus gratifiant que de s'intéresser à la libido de certains énergumènes en mal de virilité". Moncef Ouafi, Le Quotidien d'Oran.

"Messieurs les extrémistes de tous bords à la solde de la voyoucratie, vous qui allumez le feu de la fitna après que la canicule ait allumé des incendies dans différentes régions du pays, votre discours raciste et haineux ne passera pas.
Au lieu de dénoncer l’impuissance, pour ne pas dire l’absence des pseudo-autorités face à ces incendies, vous préférez entretenir les feux de la discorde et du racisme, en ces temps de malheurs qui se sont abattus sur Tizi-Ouzou, Jijel, Skikda, Médéa, Bejaïa et autres régions de notre pays.
Honte à vous ! Les citoyens ne sont pas dupes pour tomber dans le piège de vos Maîtres adeptes du « diviser pour régner ». Tout ce qui touche une quelconque région du pays, touche toute l’Algérie.

Salah-Eddine Sidhoum. Le Quotidien d'Algérie.

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