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Publié par Saoudi Abdelaziz

Dessin : gummbah

Dessin : gummbah

La confection des "indiscrétions" sur le business des personnalités ou de leurs rejetons parues dans le nouveau site d'Abdou Semmar semblent suivre la même démarche. On choisit la cible, ensuite c'est relativement facile, grâce au registre de commerce où les sociétés sont tenu de rendre publiques les statuts, le capital la liste actualisées des actionnaire, les acquisitions et cession, etc. Puis, avec un peu de sauce journalistique, le tour est joué. Comment sont choisies les cibles dans un pays marquée par l'interpénétration quasi-généralisée du pouvoir et du business? Jusqu'à présent, Abdou Semmar publie surtout des indiscrétions sur les rejetons de personnalités has been, qui n'occupent plus de postes dans le système, les exceptions semblant confirmer cette règle. Pour les révélations économiques, bancaires, fiscales, le site est alimenté par  des décideurs en place qui font passer des messages, à la manière du DRS avant le 4è mandat. Les enquêtes sur les décideurs sont directement alimentées par des sources du sérail dans l'article sur Saïd Bouteflika, ou par un document militaire confidentiel dans le cas du Pdg de Sonatrach. Et si un général-major encore en fonction est épinglé, on apprend vite le pourquoi de cette rareté à la fin de l'article...

Saïd Bouteflika. "Seul l'avenir nous le dira..."

Les sources de Abdou Semmar pour cette enquête intitulée : "Dans les secrets du Palais d’El-Mouradia : Comment Saïd Bouteflika est devenu une personnalité influente et incontournable":

"Un membre de l’entourage du cercle présidentiel, proche de la famille Bouteflika"; "d’autres sources bien informées et qui connaissent parfaitement les rouages du sérail algérien"; "Plusieurs témoignages d’anciens membres du gouvernement"; "un ancien diplomate algérien aujourd’hui à la retraite qui a côtoyé pendant longtemps Abdelaziz Bouteflika"; "sous le couvert de l’anonymat, un fonctionnaire dans une direction stratégique relevant de la Présidence de la République"; "un ami de longue date à la famille Bouteflika"; "un ancien chercheur de l’Université de Bab Ezzouar qui est toujours lié au frère du Président"; "les allées secrètes du Palais d’El-Mouradia".

 

Les deux derniers paragraphes de l'enquête :

“Saïd Bouteflika n’a ni choisi ni souhaité la situation dans laquelle il se trouve lui seul à l’exclusion de tout autre conseiller du président. Lui qui a toujours vécu dans l’anonymat et bien immergé au sein de sa communauté professionnelle et de son milieu social antérieurs, n’a pas choisi de se mettre en scène au centre de la vie nationale”, précise, de son côté, un ancien chercheur de l’Université de Bab Ezzouar qui est toujours lié au frère du Président.

Et dans les allées secrètes du Palais d’El-Mouradia, on parle plutôt de “l’obligation de reconnaissance envers son frère ainé qui l’ont prédestiné et déterminé à partager celui d’un frère qui a choisi de se porter au secours de la patrie en danger et d’assumer le sacerdoce de présider aux destinées de son pays depuis près de deux décennies”. Et c’est pour toutes ces raisons, concluent nos sources, que Saïd bénéficiera éternellement de “la sympathie, la reconnaissance, le soutien et le respect” de son frère, l’homme qui a dirigé le pays pendant 4e mandats successifs. Mais parviendra-t-il, en revanche, à conquérir la reconnaissance de ses compatriotes algériens ? Seul l’avenir nous le dira…"

L'honneur de Abdelmoumen Ould Kaddour

Le 30 juin, Abdou Semmar divulgue un document militaire "exclusif" et titre : " Abdelmoumen Ould Kaddour, le PDG de Sonatrach, n’a jamais été condamné pour “espionnage”.

"Finalement, dit-il, de nombreux fantasmes médiatiques ont circulé sur cette affaire et le doute entoure jusqu’à aujourd’hui la fiabilité des enquêtes menées en 2006-2007 par les services du DRS dans ce scandale". Revenant ce matin sur le sujet, Algériepart enfonce le clou: "Pendant près de 10 ans, cette affaire dite “d’espionnage” a fait couler beaucoup d’encre. Elle a été transformée en un feuilleton politique qui a sidéré tous les Algériens alors qu’il ne s’agit, à la lumière de nos révélations, que d’une simple “banale histoire”, comme le notent de nombreux témoins qui ont participé de loin ou de près à ce dossier".

Trois semaines auparavant, c'était un autre son de cloche:

Le 10 juin, on lisait sur son site : " Le PDG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, 66 ans, ancien PDG de la controversée BRC, une entreprise impliquée dans des scandales scabreux, a certes connu les affres de la déchéance et les sévices de la prison entre 2006 et 2007 lors d’un procès retentissant à la Cour Militaire de Blida. Mais cela n’a pas empêché ses enfants de bâtir un véritable petit royaume formé de pas moins 9 entreprises qui activent dans des secteurs très prospères". Notamment la chimie où Sonatrach où dit-il est présente. Abdou Semmar conclut : "Cette situation peut aisément susciter une collusion d’intérêts qui peut donner naissance à un trafic d’influence. Nous y reviendrons dans nos prochaines enquêtes"...

Ce matin, Après avoir redonné son honneur perdu au Pdg,  Abdou Semmar s'attache à  relativiser les combines du fils. Il n'est plus question de "collusion d'intérêt" :

"Nacim Ould Kaddour, le fils du PDG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, est au coeur d'une "véritable polémique au sujet d’un appartement qui vaut pas moins de 3 millions d’euros et situé dans le quartier chic parisien de Neuilly-Sur-Seine. Algériepart s’est procuré le document prouvant l’existence de ce bien immobilier et a mené des investigations au sujet de la provenance des fonds qui ont servi à son acquisition. Selon nos investigations, le fils du PDG de Sonatrach est un homme d’affaires qui travaille à l’étranger depuis 15 ans. Il a dépensé, au départ, 1,5 million d’euros pour l’acquisition de cet appartement et la deuxième tranche lui a été débloquée grâce à un crédit bancaire accordé par la banque libanaise, la FIRST National Bank".

Abdou Semmar précise enfin ce qu'il voulait préciser : "Un crédit bancaire accordé uniquement au nom de Nacim Ould Kaddour et le nom d’Abdelmoumen Ould Kaddour n’est pas cité dans ce dossier de crédit bancaire, selon nos informations".

Abdou Semmar se fait un général-major

Le site à sensations, abordant la récente nomination d’Abdelkrim Dahmani à la tête d’Algérie-Poste révèle : "Il faut savoir que ce cadre qui est natif de la région de Médéa n’est ni plus ni moins que le frère du général-major Zerrouk Dahmani, actuel directeur de l’action sociale au MDN". 

"Quant au général-major Zerrouk Dahmani, après avoir fait ses classes chez feu le colonel Badredine, il se perfectionna, à Oran, auprès de l’inénarrable général Kamel Abderahmane.  De simple directeur d’un hôtel militaire sur les hauteurs d’Alger, le général Zerrouk Dahmani se hissa au rang de directeur central au MDN". Abdou Semmar explique ensuite le secret de la promotion du général-major et celui de sa propre audace:

"Certains cadres du ministère de la défense, pantois sur ce cas unique dans la fulgurance de la promotion et du passage de grade, expliquent cette promotion par les gestes  magnanimes et ô combien désintéressés du général Toufik avec lequel il a travaillé lorsqu’il était jeune capitaine"

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