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Publié par Saoudi Abdelaziz

L'enquête déterminera sans doute rapidement le mobile de l'assassinat de Karoui Bachir Serhan. Ce mobile a donné lieu dans une première étape à une interprétation médiatique massive qui semble, pour l'instant, s'apparenter aux fake news.

Par delà les résultats de l'enquête, un débat national a été déclenché. Il confirme déjà que l'Université algérienne est gangréné par la violence à un point tel qu'elle nécessite un plan national urgent de sauvegarde.

Ce matin, les quotidiens papier et les sites électroniques noient le caractère particulier de la violence universitaire dans la violence en général. L'Expression titre massivement à la une : "Nuits sanglantes du Ramadhan : le tueur de Taghzout a encore sévi, un enseignant universitaire est assassiné à Tipasa". Amalgame que reprend le Soir d'Algérie : "La violence et la barbarie gangrènent désormais la société algérienne". Ou la Tribune qui titre : "Une société malade de ses violences banalisées !"

Seul le Quotidien d'Oran pointe courageusement la nécessité de s'occuper du cas spécifique de l'université algérienne en titrant à la une : "Un enseignant universitaire tué à coups de couteau et de marteau: le CNES pointe la responsabilité de la tutelle".

Les syndicats enseignants reprenant les demandes de nombreux universitaires, exigent un programme d'urgence d'éradication des menaces contre les enseignants. Mais les médias notamment les plus proches du régime, en noyant la question universitaire dans la violence en général semblent vouloir appliquer le conseil cynique du défunt chancelier de Bavière Frantz, Joseph Strauss: "Il faut mettre les principe très haut, ainsi il est plus facile de passer en dessous."

En démissionnant de son poste un enseignant avait écrit il y a quelques semaines : « L’université algérienne n’est plus réformable et sa situation va se détériorer davantage. Les agressions contre les enseignants et la violence au sein de l’enceinte universitaire vont croitre et se développer ". "Le pire n'est jamais certain" titrait la pièce de Pedro Calderón de la Barca

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