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Publié par Saoudi Abdelaziz

1er juin 2017

Deux médiatiques font parler d'eux cette semaine. Anis Rahmani et Abdou Semmar ont fait tomber deux têtes! Les "révélations" judiciaires de la télé du premier ont fait chuter un ministre en herbe. Le deuxième a démultiplié sur son nouveau site à sensation, l'impact d'un sextape pour faire limoger un Pdg du secteur pétrolier.

L'image qu'ils aiment présenter est celle de francs tireurs médiatiques qui "osent". Mais toujours en caressant l'opinion conservatrice dans le sens du poil. Rappelons-nous : alors que les statistiques confirmaient la prééminence des filles dans les résultats universitaires, la chaîne Ennahar faisait le buzz en diffusant, le 10 décembre 2013, une enquête filmée sur la vie nocturne dans les résidences universitaires de filles en Algérie. L' enquête est intitulée « Quand des étudiantes se transforment en filles de joie », avec caméra cachées et montage idoine. La technique Ennahar. Pauvre Boudjedra.

Anis Rahmani, le patron de la télé Ennahar ne dissimule pas son allégeance aux dominants en place. Un site bien informé titre Ennahar TV, l’organe du palais et précise :  "Elle est la télévision attitrée du clan présidentiel qui l’utilise pour faire passer tous ses messages. Les caisses d’Ennahar TV sont toujours renflouées et pas besoin d’un milliardaire pour la financer".

De son côté, présentant en décembre 2013 "la police algérienne de plus en plus puissante" aux "moyens considérables pour ne pas dire gigantesque", Abdou Semmar affirmait : "Cette force a procuré au Général Hamel de nombreux avantages. Des membres du clan présidentiel voient en lui, l’enfant de Tlemcen, un potentiel candidat à la Présidentielle et successeur de Bouteflika. Ses qualités humaines sont appréciées par plusieurs acteurs militaires et politiques influents. Mais l’intéressé, pour l’heure, ne dit rien et poursuit toujours sa mission à la tête de la DGSN".

Les médias à scandales vont-ils devenir une chose habituelle dans le paysage médiatique algérien. Mettant en garde contre "la dérive médiatique", un éditorialiste du quotidien El Watan Ali Bahmane n'hésite pas à écrire : "Certains médias ont fini par perdre leur âme devenant carrément des dangers publics. L’Autorité de régulation de l’audiovisuel gagnerait à inscrire dans son champs d’intervention les atteintes aux personnes créées par un manquement aux règles déontologiques. Si elle ne joue pas ce rôle, la dérive prendra des proportions gravissimes au fur et à mesure que l’Algérie entre dans la crise sociale, économique et politique. Et elle est en train de s’y enfoncer à vive allure. Les règlements de comptes, par médias interposés, deviendront la règle".

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anasri 10/06/2017 13:58

merci il en faut des articles comme celui là