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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Quelle austérité? C'est un signal fort qui est envoyé par les femmes de ménage employées en contrat-filet social, pour s'occuper des écoles et cantines scolaires de la ville d'Idjeur. Le maire de cette APC, qui avait reçu le prix de la ville la plus propre de la wilaya de Tizi-Ouzou, lance un appel d’urgence au gouvernement pour renouveler -en les améliorant- les contrats permettant d'employer ces femmes de ménage. Sans elles dit-il les établissements scolaires de la commune se retrouveront dans des conditions d’hygiène insupportables.

Idjeur : Les femmes de ménage ferment l’APC

Par Kamel K. 21 juin 2017

Une vingtaine de femmes de ménage ont procédé, lundi dernier, à la fermeture de l’APC d’Idjeur, collectivité relevant de la daïra de Bouzeguène, à une soixantaine de kilomètres à l’est de Tizi Ouzou.

Ces femmes, dont beaucoup ont déjà reçu la cessation de leur contrat de travail les liant à l’APC, sont venues protester contre leur «licenciement» abusif et revendiquer leur intégration pour un salaire et une retraite dignes. Ces femmes de ménage, qui ont exercé entre 8 et 17 ans, ont été recrutées dans le cadre d’un dispositif du filet social pour exercer à l’APC, dans les annexes ainsi qu’au niveau des écoles et des cantines scolaires de la commune d’Idjeur.

Rémunérées à 5000 DA par mois, ce salaire fixe ne tient compte ni de l’ancienneté ni du nombre d’enfants à charge. Elles exercent dans des conditions socioprofessionnelles jugées difficiles pour effectuer des tâches ménagères harassantes. Elles n’ont jamais bénéficié du treizième mois ni de congé et elles sont poussées aujourd’hui à la porte sans aucune indemnité de licenciement.

Devant le portail de l’APC, elles réclamaient des créations de postes et leur intégration pour un salaire digne. «J’ai travaillé durement pendant 17 ans, on nous a promis à maintes reprises notre intégration, mais ce n’était que de la poudre aux yeux. Je suis restée et j’ai continué à travailler avec ce salaire de misère, car je ne veux pas mendier», dira une femme qui a 8 enfants à charge. De son côté, le P/APC d’Idjeur, qui s’est rangé du côté de ces femmes, en appelle au ministère de la Solidarité nationale pour leur faire signer de nouveaux contrats et leur réintégration, car sans elles, les écoles et les cantines se retrouveraient sans entretien.

Source : El Watan

 

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