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Publié par Saoudi Abdelaziz

Mourad Medelci, président du Conseil constitutionnel. Photo DR

Mourad Medelci, président du Conseil constitutionnel. Photo DR

Un peu plus d'abstention, beaucoup moins de votes nuls. C'est la retouche finale "équilibrée" des résultats électoraux annoncée par Mourad Medelci, le président du Conseil constitutionnel. Equilibrée? "En ramenant le nombre de bulletins nuls à 1 757 043 au lieu des 2109 917 annoncé initialement, il est clair que l'on a voulu réduire l'étendue de "cette défiance active", synonyme d'un échec incommensurable", note le HuffPost-Algérie.

 

Le comportement électoral des Algériens fait débat. Quelques échos

Abstention à 90%?

"Pour moi, l’essentiel est de prendre la mesure de l’impasse dans laquelle le système nous a tous enfermé (Etat, Pays, Société) et chercher les voies et les « voix » du salut. Je crois qu’il y a une majorité d’Algériens qui partage la même vision sur un régime animé par le seul souci de la survie de ses clans et qui reste sourd aux messages envoyés aussi bien par la « minorité» participationniste que par la «majorité » abstentionniste.(...) Au lieu de s’insulter, posons-nous la question : que faire face à cette posture ? Attendre en faisant le pari d’une abstention de plus de 90% dans cinq ans. Si ce cas de figure se réalise, pouvons-nous croire que le pouvoir (apparent et l’Etat profond), dans un geste de fairplay inattendu, s’avouera vaincu et remettra la clé d’Alger au vainqueur ?(...)

L’hypothèse d’une «remise des clés » n’est pas praticable sans la construction au jour le jour et avec patience de l’alternative politique fondée sur une action collective. L’action politique collective a été la plus grande des vertus du mouvement national, fondateur de la nation algérienne. Ce travail politique a conduit à la révolution et à la renaissance de l’Algérie(...)". Moumène Khelil . Lettre à mes amis virtuels qui insultent les votants. Libre-Algérie

 

En attendant Godot

"Il y a, à mon avis, dans l’attitude abstentionniste lors des dernières législatives, une démission et une résignation politique. On pourra dire, pour ceux et celles qui voient de la protestation dans cette posture, qu’il y a une protestation passive…en attendant Godot !
Pour rappel Godot, est une pièce de théâtre où deux hommes entament une discussion sur tout et rien, dans un endroit où plus rien n’a de sens, pas même le langage. Celui-ci ne sert qu’à meubler le silence pour se sentir moins vide ! La seule motivation qu’ils ont à rester dans ce lieu c’est d’attendre un troisième homme, Godot….
Mais cette passivité fait le lit des opportunistes.
Mais qui sont ces opportunistes ? Ce sont concrètement et sociologiquement ce qu’on appelle les nouveaux OLIGARQUES, les nouveaux riches, Shab chkayer, Elbaguarine…. En terme marxistes, les nouveaux bourgeois ! Eux n’attendent pas. Ils se battent avec leurs moyens. Ils se battent pour être tête de listes, ils achètent les voix. Ils construisent des discours patriotiques creux, de nouvelles langues de bois….. Mais ils sont là
A titre d’exemple, il faut savoir que parmi les têtes de liste du Parti FLN à Tizi Ouzou on retrouve le frère aîné du patron du Forum des chefs d’entreprise. On retrouve aussi le patron du groupe Semoulerie industrielle de la Mitidja à la tête de la liste du RND à Blida, comme le patron du groupe Condor (électronique et électroménager) à la tête de la liste du RND à Bordj Bou Arreridj, ou encore la nièce du patron milliardaire du groupe Cevital Issad Rebrab serait en tête de la liste du parti islamiste (TAJ) à Tunis…… Il ne faut donc pas attendre Godot"
. Nadir Djermoune

"Nous sommes l'Etat"

 «le parti TAJ est le parti de l'Etat, il est au service des institutions de l'Etat pour réaliser et appliquer le programme du président de la République», en indiquant que «On est le troisième parti après le FLN et le RND appartenant à la majorité au pouvoir, donc, je le dis et je le redis, je suis dans l'Etat depuis que Bouteflika est élu président en 1999" Amar Ghoul.

"Le FLN, le RND et les deux autres formations politiques proches des thèses présidentielles que sont le MPA et TAJ peuvent prétendre à contribuer à la formation d'un gouvernement qui bénéficiera d'une majorité très stable à l'APN. Le quitus des électeurs permet donc un exercice du pouvoir sans craindre une quelconque crise sur toute la durée de la prochaine législature. Cette situation de grande stabilité institutionnelle est le résultat de l'expression «populaire». Mais en approuvant une sorte de continuité dans la gestion des affaires de l'Etat". Ahmed Fattani directeur du quotidien l'Expression.

POST-SCRIPTUM

2019. Ouyahia, "entre malgré un début d’obésité dans les critères : il a 61 ans, a fait des études supérieures, n’a jamais fait d’opposition de sa vie et a servi tous les régimes en adoptant toutes leurs idéologies. Seul défaut, il est, selon un sondage non publiable, l’homme politique le plus détesté des Algériens, en dehors du million qui a voté RND. D’où le problème à le faire passer. Mais Ouyahia a une longue carrière de tissage de réseaux derrière lui, des atouts et des soutiens comme Tahkout, qui pourrait l’aider financièrement pour l’accession, juste retour d’ascenseur entre amis. On dit d’ailleurs que le montage d’Ouyahia serait aussi facile que celui d’une Hyundai, il suffirait à Tahkout de lui monter 4 roues pour qu’il puisse rouler". Chawki Amari

 

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