Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

On peut lire dans le HuffPost-Algérie cette remarque intéressante sur les élections du 4 mai :

"Il y a un aspect très particulier qui a échappé aux analystes, à savoir que l'appartenance sociale a marqué cette élection législative où on peut voir que la population est divisée en deux catégories antagonistes. "Ceux d'en bas" qui ont refusé de cautionner cette élection. Ils représentent les trois quarts de la population, qui souffrent et ne profitent pas du système en place. Tandis que "ceux d'en haut" ont participé à cette mascarade électorale. Ces derniers ont intérêt à faire perdurer ce système qui les protège. D'ailleurs, le forum des chefs d'entreprises (FCE) compte 79 députés dans la nouvelle Assemblée, selon un journal électronique qui a fait le décompte."

L'auteur de cette remarque ne va pas plus loin.

C'est un extrait de l'article intitulé "À quoi servent les partis politiques en Algérie ?". Son jeune auteur, Nabil de S'bih, détenteur d'un "Master en finances et stratégies internationales" obtenu à l'université de Nice se présente comme  "chroniqueur indépendant". Il ponctue un article foisonnant de chiffres par des phrases chocs qui font penser à ces posts qu'on écrit sur Facebook:

"Les élections législatives du 04 mai 2017 ont montré, si besoin est, que les Algériens n'ont plus confiance dans les partis politiques".

 "Le peuple ne croit plus en la chose politique".

"On peut dire que, suite aux élections législatives du 04 mai 2017, les partis politiques ont démontré, encore une fois, qu'ils ne servent à rien.

Il va ensuite plus loin : "Puisque le peuple ne croit plus dans la politique politicienne, donc les partis ne méritent plus d'exister". A l'appui de cette audace conceptuelle, le chroniqueur fait appel à la philosophie, en citant  la "Note sur la suppression générale des partis politiques", où Simone Weil écrit : "si on confiait au diable l'organisation de la vie politique, il ne pourrait rien imaginer de plus ingénieux".

Dans sa conclusion il convoque l'écrivain surréaliste André Breton qui a appelé à "Mettre au ban les partis politiques". Puis un prix Nobel de littérature : "Albert Camus voyait dans la non-appartenance à toute espèce de parti la première caution que devraient être appelés à fournir ceux qui, d'un large et passionné échange de vues et d'idées, croient encore possible d'attendre un remède au mal actuel".

Source : HuffPost-Algérie

Commenter cet article