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Publié par Saoudi Abdelaziz

Début de campagne électorale musclée à Tizi-Ouzou. Des policiers ont agressé six militants d'un parti et leur candidat tête de liste. Ils étaient en train de coller, la nuit, des affiches sur le mur du siège de ... leur propre parti! Pendant ce temps d'autres candidats, ayant sans doute les épaules plus larges, affichaient librement dans d'autres parties de la ville.

Samir Leslous rapporte dans Liberté :

"Les lésions et autres blessures montrées par certains militants témoignaient, au même titre que la chemise de Yacine Aïssiouane (tête de liste du RCD à Tizi-Ouzou, ndlr), de l’acharnement policier subi au milieu de la nuit par les militants du RCD devant le siège de leur parti sis au centre-ville de Tizi Ouzou.

“Il était 1h passée et nous voulions coller nos premières affiches sur le mur de notre siège lorsqu’un nombre impressionnant de policiers est arrivé sur place et a commencé à nous agresser physiquement pour nous en empêcher”, a expliqué le candidat du RCD, tout en précisant que plusieurs militants ont été interpellés et répartis sur plusieurs commissariats de la ville.

“Ceux d’entre nous qui n’ont pas été interpellés ont passé tout le reste de la nuit à courir les commissariats”, dira-t-il. Une autre candidate, Lila Hadj Arab, ajoute :

“Nous avons demandé aux policiers pourquoi d’autres partis étaient en train de faire la même chose dans d’autres parties de la ville sans que personne ne les inquiète ? Ils nous ont répondu que ce n’était pas leur territoire de compétence.”

Selon l’ex-sénateur du RCD, Mohand Ikherbane, une plainte sera déposée par le parti contre la police de Tizi Ouzou. “Même si ce qu’on faisait n’était pas réglementaire, c’était à la commission de surveillance des élections de nous rappeler à l’ordre et non pas à la police de venir nous agresser physiquement”, a-t-il répondu à la question de savoir si le site de l’affichage était autorisé ou non. Selon les animateurs de la conférence, cet acte est loin de pouvoir les décourager. “Nous nous faisons un devoir de combattre toute dérive autoritaire qui hypothèque l’avenir de notre pays”, a assuré Yacine Aïssiouane après avoir expliqué qu’il y a “une volonté manifeste du pouvoir de réduire tous les espaces de liberté et de contestation et aussi des velléités de retour au parti unique comme le dénotent le harcèlement et la répression dont est victime, au quotidien, l’opposition démocratique et aussi les dispositions contenues dans la nouvelle loi électorale”.

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