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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Le quotidien Liberté ne paraîtra pas ce lundi 17 avril 2017, les salariés refusant le licenciement abusif de syndicalistes. Des inspecteurs des Renseignements généraux de la DGSN font ce matin irruption, sans mandat de perquisition, dans les locaux de la rédaction du journal,  talkie walkie à la main. Pressions intolérables.

Les membres de la Section syndicale de ce journal avait annoncé hier une grève illimitée suite à une décision de "licenciement abusif" de plusieurs de ses membres. Dans un avis de grève, ils ont accusé le directeur de publication de ce quotidien de "violer des lois de la République" en "licenciant un délégué syndical en raison de ses activités syndicales".

A en croire la même source, ce responsable a également tenté d'intimider des travailleurs. Il a fait intervenir la police au sein du quotidien, "sans mandat de perquisition, pour semer la peur et la zizanie".

Les membres de la section syndicale ont décidé d'entamer une grève illimitée "jusqu'à l'annulation des décisions de licenciement et la satisfaction de leurs revendications légitimes", appelant tous les travailleurs à se solidariser avec ce mouvement.

Il s’agit de Omar Bourebaba, président de la section, Abdelkrim Benbouali, Mehdi Attallah, Djillali Amrani et Lyes Bouchelouche. « Nous avons tenu une Assemblée générale, le 10 avril, et présenté une plateforme de revendications. La direction a tout fait pour que l’AG ne se tienne pas et a prétendu un blocage du travail au sein de l’entreprise. Elle nous a demandé de tenir l’AG, le jeudi, jour de repos des travailleurs. Après, elle a essayé d’intimider les salariés pour qu’ils n’assistent pas. Nous avons lancé un préavis de grève (du 19 au 21 avril 2017, ndlr). La direction a engagé une action judiciaire en référé pour faire annuler le débrayage. Ce lundi 17 avril, une réunion de conciliation était prévue à l’Inspection du travail. Ils nous ont licenciés avant et sans indemnités. C’est illégal », explique Omar Bourebaba.

Selon lui, le directeur de la publication a fait appel à la police. « Aujourd’hui, des inspecteurs des Renseignements généraux sont venus avec des talkie walkie et sans mandat de perquisition à la rédaction sans doute pour exercer des pressions. Du jamais vu ! », a-t-il dit, en évoquant certaines « mauvaises décisions » prises par la direction “alors que le journal connait une chute des ventes et un rétrécissement de la publicité”

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