Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

Affiches déchirée, tags et slogans, panneaux vandalisés ou agrémentés de  sacs poubelles. C'est, photos à l'appui, le sujet du jour dans El Watan du week-end. A Alger, au premier jour de la campagne, le paysage des élections législatives 2017 ne ressemblerait pas à celui de 2012 où l'on pouvait voir les citoyens passant indifférents devant des panneaux électoraux impeccables.

S'agit-il de manifestations spontanées collectives de mécontentement électoral? Ou plus vraisemblablement, d'une opération montée dans le marché politique informel florissant, où se recrutent les animateurs rémunérés d'émeutes, de campagnes électorales et autres coups tordus des srabess.

"Déverser sa hargne et sa frustration sur les affiches est un moindre mal. Mais tout cela est de mauvais augure", note dans El Watan Soufiane Djilali, proche du DRS-Canal-Historique. Il est compréhensif à l'égard de cette hargne :  "Tout le monde constate que l’Algérien est de plus en plus tendu, stressé, voire agressif pour un rien. D’ailleurs, les pathologies psychosomatiques ont une prévalence très élevée. Votre journal titrait, il y a quelques mois, que 40% des Algérois étaient hypertendus. Nous connaissons également les ravages du diabète. Tout cela révèle des tensions psychologiques et nerveuses que subit l’Algérien. Cela est le résultat d’un quotidien difficile, parsemé d’embûches, d’obstacles et de déceptions".

L'éditorialiste du même journal vole plus haut que Djilali, mais n'a pas sa prudence. Il est carrément lyrique :  "Face à cette machine électorale, la réaction des Algériens ne s’est pas fait attendre". Il constate  "L’émergence de cette réaction comme une forme de protestation et de résistance" "C’est dit-il un mouvement de contestation, voire une onde de choc. Ce genre de comportement est l’engendrement d’un mouvement social pouvant être analysé comme le produit «de forces collectives» ayant une stratégie dynamique pour un renouveau du politique en Algérie. C’est en quelque sorte une forme de rébellion et de défiance vis-à-vis du processus des élections législatives et surtout le choix des candidats". Ouf!

La caractéristique principal de ce scrutin, c'est qu'il ne me pas en avant les enjeux économiques et sociaux décisifs soulignait hier Mehdi Alioui dans HuffPost-Algérie. Il note : "Quelques jours après le lancement de la campagne électorale des prochaines législatives, les partis politiques omettent de convaincre par leurs programmes".

Le journaliste vise sans doute la phase préalable où se sont interminablement "positionnés" les partis "historiques". Ainsi, le FFS a expliqué sans relâche le sens de sa participation au scrutin, comme un moyen de faire émerger les nouvelles règles d'un consensus national qui libérera les énergies patriotiques. De son côté le FLN revendique à sa "légitimité historique" brandie comme principal argument électoral par un secrétaire général qui semble quasiment emporté par une sorte d'autosuggestion: "L'Etat algérien c'est nous".

Et l'Etat profond?

Dans quel sens "l'Etat profond" qui se niche dans l'ANP, les services de sécurité, les administrations wilayales et ailleurs va-t-il peser? Lâchera-t-il la bride à la "vérité électorale", cinq ans après les élections encore très encadrées de 2012? Quelle sera cette année le choix du DRS-Canal historique, un des courants de l'Etat profond? Tout en encourageant activement le mouvement abstentionniste, il mise sur un délitement général qui permettrait à moyen terme aux "services" d'organiser leur fameuse "transition". Son choix pour les législatives semble se porter sur Ouyahia qui se pose de plus en plus en réformateur, pro-occidental et ne cachant pas sa volonté d'aller plus loin dans la voie de l'austérité néo-libérale. Un atout pour 2019...

Bouteflika interviendra-t-il pour peser sur le vote? On se rappelle du fameux discours du 8 mai 2012 à Sétif qui avait sans doute contribué, en rappelant sa qualité de président du FLN, à doper les candidats de ce parti-.

Il est probable que la campagne électorale qui vient de s'ouvrir se concentrera de plus en plus sur les enjeux socio-économiques, dans un contexte de montée du mouvement social anti-austérité depuis de nombreux mois, et des nombreuses contestations en cours contre l'industrialisation de pacotille et l'envahissement des institutions par la prédation. Ce mouvement social semble se prolonger dans la vivacité de la campagne du PST ou dans la récente déclaration du secrétaire général  du FFS présentant son parti comme le défenseur de "l'Etat social".

 

Commenter cet article

mehdi mountather 15/04/2017 14:08

Avril 2017 l'annulation de ces élections et l'application de la charia islamique aujourd'hui urgent pour éviter la mort des algériens de 48 wilayas par ces punitions d'ALLAH les accidents de la route de train crash d'avion naufrage séisme plus 5 les inondations les foudres arrêt cardiaque les virus feu de forêt incendie gaz pétrole et pour éviter la mort de leurs bêtes par la fièvre aphteuse et d'autres virus.