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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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"Du haut de ses escarpins Zara, cette femme sent le crottin". La misogynie du scribouillard est assez répugnante. C'est sans doute la principale raison qui motive le commentaire du blogueur. Sous le titre la Duchesse de Sidi Bel Abbès, le directeur de l'Expression consacre son éditorial fleuve à descendre en flamme Houda Iman Feraoun, la ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication. S'agit-il d'un article de commande de sa "tutelle", le ministre de la communication Hamid Grine qui voudrait faire main basse sur les TIC, devenus quasiment secteur de souveraineté?  Pour Fattani, en tout cas son "ami" Grine, est appelé à devenir "le Gourou de la république" 

Fattani écrit d'emblée:

"Du haut de ses escarpins Zara, cette femme sent le crottin. Elle règne sans partage et sans pitié depuis qu'elle a été intronisée par ses réseaux qui l'ont adoubée sans coup férir. Et parce qu'elle a su les séduire, comme seule est capable de le faire une femme avisée et ambitieuse, Houda Iman Feraoun, 37 ans, belle et aguichante".

La charge est curieuse, elle ne vient pas d'un opposant. L'homme est très proche du sérail. La dame ferait-elle partie de la prochaine fournée revendiquée par un des clans? Car, Il n'y a rien de vraiment probant ni de scandaleux dans les racontars-révélations du plumitif du sérail. S'agit-il d'un article de commande de son "ministre de tutelle", le ministre de la communication Hamid Grine qui voudrait peut-être intégrer les TIC à sa propre administration. Pour Fattani, son ami Grine est appelé à devenir "le Gourou de la république"  La conclusion est en tout cas un couperet : "Le remaniement ministériel attendu après les législatives signe déjà son arrêt de mort et met un terme à une aventure que certains qualifient sans lendemain". Le problème est que ce qu'annonce Fattani ne se vérifie pas toujours. Mais ici il est allé très loin. Ce personnage du deuxième cercle, a un rôle à jouer, mais ce sont ses tuteurs qui gardent les cartes de la longue main. Comme en 2013, par exemple.

La fake news de 2013

Quand une révélation d'Ahmed Fattani fait simultanément 8 colonnes sur la première et la dernière pages de l'Expression, il faut s'attendre au pire. La dernière fois, c'était le 29 mai 2013 avec ce gros titre "Bouteflika, le retour au bercail". Après avoir assuré fermement que le chef de l'Etat n'a jamais souffert d'AVC, le patron de presse annonçait triomphalement : "Le président Bouteflika est attendu à Alger dans les tout prochains jours. Il est totalement requinqué et pressé de reprendre ses activités". La source est fiable nous assurait Fattani : "L'homme qui me reçoit dans une villa, sur les hauteurs d'Alger, compte beaucoup par son poids et l'influence qu'il exerce sur les rouages de la République. Sur la table du salon, trônent des dossiers qui se disputent l'espace réservé au plateau traditionnel de thé à la menthe. Ce responsable tient à garder l'anonymat. Il a ses raisons. Ce «verre de thé» laisse déjà exhaler de belles promesses sur le sujet des révélations qu'il s'apprête à me faire. Sa démarche est officieuse, cela s'entend bien".

"Les tous prochains jours"? On sait que, finalement, Bouteflika ne retournera au bercail que deux mois après, le 16 juillet 2013. Dans l'état que l'on sait.

L'ami Grine a-t-il claqué Houda Feroun par Fattani interposé?

En novembre 2014 la révélation du patron de presse concernait le ministre de la communication. Dans un article fleuve intitulé  "Hamid Grine: ni ange, ni démon" ,  Fattani confie : "J'ai eu la chance extraordinaire de le compter parmi mes amis". Il le définit comme une sorte de synthèse de Malraux et de Seguela ayant l'ambition de "devenir le Gourou de la République». Lyrisme de l'amitié admirative: " Rien ne peut le faire reculer quand il s'agit de l'intérêt de l'Etat. Aucune pression ne le déstabilise, ni ne l'impressionne. Quand les choses s'enveniment, témoignent ses connaissances, le voilà reparti distribuant des claques, à gauche comme à droite, à tous ses contradicteurs".

 

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