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Publié par Saoudi Abdelaziz

Manifestant à Laâyoune. Photo DR

Manifestant à Laâyoune. Photo DR

Un éditorial d'El Watan

Par Mohammed Larbi, 25 mars 2017

Quoi que l’on dise, il a beaucoup été question du Sahara occidental, et ce, dans de nombreuses enceintes internationales.

A l’ONU d’abord, où s’était rendu le président sahraoui à l’approche de l’examen régulier de la question du Sahara occidental. Bien entendu, il a beaucoup été question du plan de paix des Nations unies, mais principalement des moyens auxquels pourrait recourir l'organisation onusienne afin de lever le blocage marocain qui dure exactement depuis 1991.

Au sein, ensuite, des instances européennes où il est question, là aussi, du droit du peuple sahraoui ainsi que l’a reconnu, en décembre dernier, la CJUE (Cour de justice de l’Union européenne), une situation toute particulière dans la mesure où un tel arrêt met tout simplement en demeure certains Etats de revoir leur approche de cette question. Ou plus particulièrement des affaires qui les lient à l'occupant marocain en totale violation des résolutions des Nations unies traitant cette question sous le seul angle de la décolonisation, autrement dit un rapport occupant-occupé, où les deux parties en question sont clairement identifiées. C’est ainsi que le Maroc reste la puissance occupante, et tout autre approche est frappée de nullité. Ce qui est la moindre des considérations au regard de l’injustice faite au peuple sahraoui.

Que fera donc l’Europe, elle qui, par des moyens détournés ou des approches sans fondement, a poursuivi les échanges économiques avec le Maroc intégrant le territoire occupé du Sahara occidental ? Une autorité de fait, allaient jusqu’à dire officieusement bien entendu certains, bien que cela ne figure pas dans le moindre manuel de droit, à propos de ce pays dès 1995, pour justifier certains contrats comme celui de la pêche. Des pays que l’on disait pourtant proches du Maroc ont bien exclu les territoires sahraouis de leurs échanges avec le royaume. La CJUE vient donc de rappeler une règle de droit. Celle-ci sera-t-elle respectée ? Désormais, toute la question est là.

Quant à l’Afrique, elle vient de rappeler au Maroc ses obligations envers l’UA (Union africaine) qu’il vient d’intégrer, n’ayant pas apprécié son absence à la réunion, lundi, du Conseil de paix et de sécurité. Comme pour lui signifier tout d’abord qu’il n’y a pas de rapports à la carte, et ensuite ses obligations, puisqu’il a été rappelé que «les règles imposaient au Maroc et au Sahara occidental d'assister aux réunions pour répondre aux préoccupations de ses membres». Une politique de la chaise vide, mais sans le moindre impact puisqu’elle «n'a pas empêché l'UA de maintenir ses positions inaliénables vis-à-vis de la décolonisation au Sahara occidental», a indiqué cette instance. Un sérieux rappel à l’ordre suivi d’engagements concrets, comme «la réactivation du comité ad hoc des chefs d'Etat et de gouvernement sur le conflit au Sahara occidental, avec une mission sur le terrain au Sahara occidental au cours de l’année 2017. Ou encore la réouverture du bureau de l'UA à El Ayoun, au Sahara occidental occupé». Le programme est bien chargé, incluant un travail sur le terrain.

Le Maroc est bien à l’étroit. Ses alliés tout autant.

Source : El Watan

 

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