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Publié par Saoudi Abdelaziz

Dix jours plus tard à Bagdad, Georges Bush célèbre Thanksgiving avec ses troupes. Photo DR

Dix jours plus tard à Bagdad, Georges Bush célèbre Thanksgiving avec ses troupes. Photo DR

Le 20 mars 2003, les troupes américaines et leurs supplétifs envahissaient l'Irak, "légitimant" leur crime par le grossier mensonge des «armes de destruction massive». La destruction de l’Etat irakien, délibérément privé d'administration et d'armée a conduit à la situation désastreuse actuelle dans la région. Au lendemain de l'invasion, Sadek Hadjerès analysait la démarche impérialiste et ces "défaillances des colonisables" qui rendent encore efficaces aujourd'hui les calculs contre nos pays.

Irak : un moment capital du basculement du monde

Pour que le dernier mot revienne aux peuples

Par Sadek Hadjerès. Article paru dans le Quotidien d'Oran, le 14 avril 2003.

Baghdad est tombée et a changé de main pour la deuxième fois en un demi-siècle. La première fois, en 1958, le régime monarchique hachémite inféodé au Colonial Office britannique était renversé par des officiers progressistes menés par Abdelkarim Kassem.

C’était le début de la fin pour la toute puissante Irak Petroleum Company (capitaux anglo-franco-américains) et aussi pour le « pacte de Bagdad » (Irak, Turquie, Iran, Pakistan associés aux USA et à la Grande Bretagne) imposé trois ans auparavant aux peuples du Moyen Orient placé ainsi malgré eux dans le sillage de l’OTAN. (L’année suivante, les impérialistes créeront un nouveau pacte sans l’Irak, le CENTO, que le nouveau régime iranien quittera lui aussi en 1979).

Avec l’avènement du nouveau régime plus soucieux des intérêts nationaux, les places boursières d’Occident et les monopoles pétroliers, gorgés jusque là de profits illégitimes sur le dos des populations d’Irak connurent une manière « de choc et d’épouvante » mais pacifique, n’ayant rien à voir avec la violence meurtrière qui présida à l’installation de la monarchie par les Britanniques en 1920.

Comme pour la révolution nassérienne, l’événement s’inscrivait dans un mouvement d’émancipation nationale et jusqu’à un certain point de progrès social dans l’ensemble du monde arabe et du « Tiers Monde ». Après avoir alimenté de forts espoirs et un certain nombre de réalisations économiques, ces nouveaux régimes dirigés par les hiérarchies militaires supérieures aggravèrent leur hégémonisme anti-démocratique initial (et pour quelques uns leur expansionnisme territorial). Ils enfoncèrent ainsi progressivement ces pays dans la dictature répressive, les moeurs putschistes, maffieuses et parasitaires, les contre-performances économiques, l’aggravation des dépendances pernicieuses, l’effritement des cohésions nationales, la déresponsabilisation populaire et l’affaissement de la conscience civique. Nous en cueillons aujourd’hui les fruits empoisonnés.

Derrière l’armada raciste, les pétroliers et financiers US effectuent un retour en force en ayant évincé leurs rivaux français et amoindri la participation de leurs complices britanniques. Ils n’ont pas été invités, ils se sont fait annoncer par les missiles et le mépris du droit international et de la vie des gens. Leurs représentants claironnent : nous ferons de même avec tous ceux qui ne se plieront pas à notre vision du monde, autrement dit à leurs superprofits bâtis sur le sang et la terreur.

D’une façon générale, l’avertissement des « civilisateurs » d’Outre Atlantique avait été compris par l’opinion internationale avant l’agression, et pas seulement par les peuples comme le nôtre, pour qui les affres et les atrocités du colonialisme sont une vieille connaissance. La destruction des musées et de la Bibliothèque nationale de Baghdad, que le dictateur Saddam avait au moins enrichis et protégés, nous rappelle des épisodes funestes par lesquels les colonialistes français avaient débuté et terminé leur règne de 130 ans.

Lors de la prise de Constantine en 1837, les ouvrages des bibliothèques privées furent jetés à la rue, piétinés, déchirés, souillés par une soldatesque déchaînée qui voyait haineusement des « Alcorans » dans tous les livres écrits en arabe, dont par exemple la traduction précieuse d’un ouvrage de Galien, le célèbre médecin et scientifique de la Grèce antique. Quelques ouvrages récupérés par un officier cultivé qui les envoya sous escorte à Alger, finirent brûlés en cours de route par les soldats pour lutter contre le froid d’un hiver rigoureux ! C’est dans les flammes également que sombra la Bibliothèque universitaire d’Alger après le cessez le feu de 1962, dans un brasier allumé par les criminels et racistes de l’OAS.

Œuvre de brutes incultes ? Au niveau des exécutants sans doute. Mais avant tout conséquence obligée de toute guerre de rapine et culpabilité totale, directe ou indirecte, de ses inspirateurs. Ecoutez donc les recommandations insistantes, dans les années 1830 au moment de la conquête, de Alexis de Tocqueville, le grand théoricien français de la démocratie « libérale », qu’il avait longuement étudiée en Amérique :

« … Le second moyen en importance après l’interdiction du commerce, est le ravage du pays. Je crois que le droit de la guerre nous autorise à ravager le pays et que nous devons le faire, soit en détruisant les moissons à l’époque de la récolte, soit dans tous les temps en faisant de ces incursions rapides que l’on nomme razzias et qui ont pour objet de s’emparer des hommes et des troupeaux ».

Tocqueville va plus loin et théorise sa méthode et son attitude vis à vis de la civilisation « des autres » : « Il n’y a point de société, ne fût elle qu’à demi civilisée, qui puisse subsister sans ville. Les peuples nomades... y sont même plus assujettis que d’autres (à cette nécessité, du fait, dit-il, de leur besoin de cultiver même grossièrement les sciences et les arts qui sont indispensables à la civilisation la moins avancée). Il est de la plus haute importance de n’en point laisser s’établir un seul (point fixe) parmi eux, et toutes les expéditions qui ont pour objet d’occuper ou de détruire les villes anciennes et les villes naissantes me paraissent utiles ”

L’auteur qui rapporte ces écrits, Todorov, rattache ces propos à une philosophie plus globale :

« pour l’analyste politique qu’est Tocqueville, la logique des relations internationales est celle de la force :.. A la différence des individus, les Etats n’ont pas à se conformer à un code qui leur attribue des droits positifs, pour la simple raison qu’un tel code n’existe pas. La seule règle du comportement international est donc la liberté, c’est à dire l’absence de règles (un état de nature). … La morale universelle s’arrête au seuil des relations internationales ».

Les théoriciens actuels de l’expansionnisme colonialiste des USA n’ont donc rien inventé. Ce que confirme bien Tocqueville quand il parle des Indiens d’Amérique : “ Je crois que la race indienne de l’Amérique du Nord est condamnée à périr, et je ne puis m’empêcher de penser que le jour où les Européens se seront établis sur les bords de l’Océan pacifique, elle aura cessé d’exister… Non seulement les Indiens ne possèdent pas ce préliminaire indispensable de la civilisation (c’est-à-dire se fixer en devenant cultivateurs), mais il leur est très difficile de l’acquérir ».

Le fond des choses apparaît, à propos de l’Algérie au moment de la conquête, sans que Tocqueville ait à le dissimuler. Il s’agit de la valeur du territoire algérien sur la scène internationale : “ Ce qui est incontestable à nos yeux, c’est que si ces positions ne restent pas entre nos mains, elles passeront dans celles d’un autre peuple de l’Europe. Si elles ne sont pas pour nous, elles seront contre nous, soit qu’elles tombent directement sous le pouvoir de nos ennemis, soit qu’elles entrent dans le cercle habituel de leur influence ».

Nous voilà donc revenus à l’époque où la loi de la jungle coloniale pouvait se proclamer sans camouflage excessif, avec cette différence cependant que les peuples ne l’admettent plus aussi facilement, que ce soit dans les pays occupants ou dans les pays envahis, et que la communauté internationale a commencé à établir des règles de droit international qui condamnent, au moins en théorie, les pratiques de prédation et les crimes de guerre.

La force des colonialistes est dans les défaillances des colonisables

Nous en sommes là, victimes de logiques perverses que nous n’avons pas su ou voulu renverser. Les forces de paix, de démocratie et de justice sociale dans le monde n’ont pas réussi à arrêter à temps le bras des criminels avant l’agression, ni ensuite à imposer l’arrêt du massacre des Irakiens. Le peuple d’Irak déjà lourdement éprouvé par la dictature est saigné, humilié dans sa dignité nationale, jeté dans un chaos profond. La défaite de la résistance nationale a assommé les opinions arabes mais elle était prévisible. L’écrasante disparité des moyens purement militaires et stratégiques (dans le rapport de 400 à 1 selon certains) n’est pas seule en cause.

A ce propos, l’erreur capitale (et structurelle) du régime de Saddam a été en permanence depuis des décennies et jusqu’à ce dernier épisode catastrophique, de tout miser sur le terrain militaire en sous estimant grossièrement les capacités de riposte et les plans d’ensemble de l’impérialisme en même temps qu’il faisait tout pour s’aliéner les sympathies susceptibles de contrebalancer ce rapport de forces.

Pour l’essentiel, les capacités réelles de résistance globale et multiforme de l’Irak à l’occupation étaient minées et condamnées d’avance par la nature et les agissements du régime de Saddam depuis trois décennies. Il était, à court ou long terme, aveugle et suicidaire pour la nation d’engager dès les débuts de son pouvoir une répression féroce contre tous les courants démocratiques irakiens, d’engager une guerre insensée contre l’Iran, de se jeter ensuite tête baissée dans le piège américain au Koweit, puis enfin d’adopter une attitude équivoque envers l’éventualité d’un choc militaire que l’Irak n’était pas en mesure de supporter. Aussi contestable que soit la dictature de Qaddafi sur le plan intérieur, il a su au moins tirer à temps les leçons de ses initiatives aventuristes dans la région.

Quant à la solidarité active que les opinions patriotiques du monde arabe et musulman souhaitaient apporter au peuple irakien, elle a été depuis longtemps rongée progressivement ou tuée dans l’oeuf par les fléaux politiques, économiques, sociaux, culturels et idéologiques ravageurs identifiés depuis longtemps par les forces de progrès et de contestation, elles mêmes férocement ou insidieusement réprimées dans l’ensemble de ces pays.

Le constat est d’autant plus humiliant que pour la première fois, fait réconfortant mais énorme chance gâchée, un front anti-guerre et anti-colonisation s’est déployé dans le monde avec une ampleur sans précédent, aux niveaux populaire comme aux niveaux diplomatiques. Cette vague avait placé les va-t-en guerre dans un isolement politique quasi complet. Fait d’autant plus remarquable que les victimes irakiennes font partie d’un monde arabe et musulman largement diabolisé depuis longtemps par les propagandes racistes. Confirmation aussi que de larges milieux en Occident ont compris que l’expédition guerrière intervenait non pour défendre les valeurs de la civilisation occidentale menacées ou pour instaurer la démocratie mais pour des intérêts sordides colossaux.

L’événement a effectivement jeté une grande clarté sur les tares et les dangers qui pèsent sur la planète. S’il ne s’agissait d’une entreprise aussi criminelle, on serait tenté de remercier ses initiateurs d’avoir aidé énormément à percer le rideau de brouillard que les promoteurs plus habiles de l’impérialisme ultra-libéral ont longtemps médiatisé.

« Choc et épouvante » le nom donné à cette opération aurait dû, s’il fallait en croire la propagande de ses promoteurs, s’appeler plus habilement « liberté et démocratie pour les peuples ». Mais la mentalité des commanditaires, la nature du hold-up gigantesque ont pris le dessus pour donner le nom qui convenait à cette entreprise. Il leur fallait terroriser toute la gamme des oppositions possibles. Rien dans les méthodes et l’état d’esprit n’a changé, sinon en pire, depuis le 6 et le 9 août 1945, lorsque le Président Harry Truman, bon exécutant des cercles et monopoles militaro-industriels US enrichis dans des proportions inouïes par la deuxième guerre mondiale, donnait l’ordre de déverser la mort atomique sur les populations civiles japonaises de Hiroshima et Nagasaki (210 000 civils décédés le jour même et dans l’année, des dizaines de milliers d’autres plus tard). Il n’y avait à ce crime de guerre doublé d’un crime contre l’humanité aucune réelle justification stratégique puisque la défaite du militarisme nippon était déjà consommée. L’avertissement était, au delà de l’Union Soviétique qui était pourtant encore à ce moment là une composante décisive de la coalition antifasciste mondiale, destiné à tous les peuples, nations et Etats dévastés, épuisés et affamés par la guerre. L’assaut contre l’Irak relance le même diktat à l’Humanité dans son ensemble, y compris aux Etats d’Europe jusqu’ici alliés des USA dans l’OTAN : « Nous sommes les maîtres du monde et entendons en profiter. Nous avons les moyens militaires et financiers de faire ce que bon nous semble. Nous vous sommons de choisir : vous mettre à genoux ou subir nos représailles ».

Désormais pas un peuple, pas une nation ne se sent à l’abri, même chez ceux qui par intérêt ou par crainte cultivent encore l’illusion. Ce n’est que le prélude au verrouillage de toute une région du monde en direction de la mise au pas totale des peuples et des régimes de tous les continents.

La douleur et l’humiliation nous accompagneront, tant que justice ne sera pas rendue, dans un an, dans dix ans, dans vingt ans ou plus tard encore au peuple d’Irak et tant que les menaces du retour à l’esclavage colonial n’auront pas reçu la riposte multiforme adéquate.

Mais resterons-nous à ressasser ce malheur, à ruminer nos incapacités, les défaillances et les trahisons insoutenables des régimes arabes ? Resterons nous à nous lamenter sur une supposée incapacité congénitale des peuples arabes, imazighen et musulmans à s’unir contre la malédiction de servitudes et désastres répétés ? En resterons-nous à rêver de revanches extraordinaires dans lesquelles le tigre impérialiste, qui n’est pas en papier, et les régimes inféodés vont être châtiés, pulvérisés sous les coups de millions de fedayin et d’un feu atomique libérateur ? Réaction compréhensible pour tout être normal qui sent surgir en lui une âme de kamikaze au spectacle insoutenable des êtres innocents brûlés, affamés, saignés, humiliés, pour assouvir la sauvage cupidité de quelques groupes constitués en maîtres et gendarmes du monde. Réaction humaine qui souligne néanmoins l’impuissance rageuse du moment, impuissance qui en réalité n’est pas seulement ou essentiellement militaire, qui couvre de nombreux domaines identifiables et par là même n’est en rien une fatalité.

Ou bien, dépassant l’amertume insondable de nos aïeux quand s’abattit sur eux la honte de la colonisation, instruits par les expériences de notre peuple, martyrisé et ballotté entre espoirs fous et déceptions, y compris après l’indépendance, serons-nous capables de bâtir les efforts persévérants et les actions pour la liberté et la démocratie sur une évaluation froide des raisons pour lesquelles nos libérations du joug colonial sont restées à mi-chemin des souhaits et des intérêts de nos peuples ? Pourquoi ont elles été fragilisées jusqu’à retomber à la merci des appétits et des ambitions inassouvies des oppresseurs et des exploiteurs ?

Pour une démarche de survie

Au point où le monde en est arrivé, avons-nous atteint le fond du gouffre ? Sûrement pas. D’autres malheurs suivront. Arriverons-nous à en sortir, à inverser progressivement la tendance ? Peut-être. Mais plus sûrement encore si les orientations et les comportements de nos Etats, de nos sociétés, de nos politiques changent radicalement par rapport à ce qu’elles ont été jusqu’ici. Je n’ai pas en vue les milieux prêts à ramper et trahir leur peuple et leur société pourvu qu’ils y trouvent leur compte, en perpétuant les nuisances qui ont mis à mal et désagrégé la vitalité et la respectabilité de nos Etats et de nos nations. Ceux là ne sont nuisibles et dangereux que si le désarroi amène le plus grand nombre à courber le dos avec l’illusion que la dévastation et le déshonneur les épargneront (takhti rassi).

L’effort salvateur concerne en premier lieu les forces patriotiques, nationales et démocratiques innombrables qui chez nous se déclarent pour le changement et l’intérêt général, tout en représentant des courants politiques et des horizons idéologiques différenciés ou même opposés. Ces forces ont des conceptions différentes concernant le contenu des changements souhaitables, les stratégies et les voies pour les réaliser. C’est normal et correspond à la diversité des intérêts et des sensibilités. Ce qui n’est pas normal et s’est avéré désastreux, c’est que l’ensemble de ces courants n’ont pas su ou voulu jusqu’ici converger autour d’objectifs intermédiaires et concrets communs, ceux là même qui sont reconnus salutaires et urgents par nos sociétés harassées, qui en éprouvent dans leur vécu un besoin vital.

Rien de bon n’a résulté ni ne résultera de l’absence d’écoute de ces grands besoins sociaux et démocratiques, sacrifiés ou reportés sans arrêt par les couches dirigeantes sous les prétextes divers. Il n’y a que catastrophe au bout de la prétention démagogique à faire triompher des projets nationaux ou sociaux en s’éloignant dans la pratique des aspirations et des besoins criants, simples, évidents et rassembleurs des composantes de la société. Ce qui est vital, et c’est le critère du courage et de l’intégrité politiques, du réalisme, de la vraie radicalité et du patriotisme, c’est d’identifier ensemble ces besoins et d’œuvrer aux convergences indispensables à leur satisfaction. Hors de cette voie, les lamentations ou les anathèmes sur l’impasse politique dans laquelle nos pays sont enfoncés ressemblent plus à une surenchère politicienne ou un aveu d’impuissance qu’à une réelle volonté de mobiliser pour sortir de l’impasse.

Une démarche de survie pour la nation et la société implique de rompre avec les incantations, les calculs politiciens, les régressions claniques et les hégémonismes diviseurs, qui nourrissent l’illusion qu’un seul courant peut et doit monopoliser solutions, richesses nationales et pouvoir. Les protagonistes de ce genre de pratiques ne voient pas que, loin d’œuvrer à développer le potentiel que nous devons à notre indépendance nationale, nous ne faisons chaque jour que nous déchirer non pour des gains matériels ou politiques substantiels mais pour des enjeux dont il risque de ne rester bientôt que leur ombre. Car tout le socle d’un réel développement, autant que notre fierté d’êtres humains, a déjà commencé à échapper en grande partie aux nationaux. Du jour au lendemain, si nous continuons de la sorte, ce qui nous reste d’acquis risque, par la violence ou « en douceur », de tomber intégralement dans l’escarcelle des rapaces qui se sont déjà proclamés les maîtres du monde.

Dans le combat multiforme qui continue à nous affronter à ces derniers, quels ont été et continuent à être les points forts et les points faibles des uns et des autres, les leurs et les nôtres ? La question tourmente chacun de nous. Elle a une grande importance si on veut que les sociétés, celles du monde arabe en particulier, cessent d’être ballottées entre rêves de puissance imaginaire et spéculations politiciennes.

Plus concrètement, et ce n’est pas facile, nos peuples à tous les niveaux ont une double responsabilité : à la fois prendre la mesure du super-impérialisme qui a entrepris de faire main basse sur Baghdad en attendant d’autres étapes, et en même temps, nous mettre au dur apprentissage de faire converger résolument dans les actions appropriées tous les intérêts et toutes les volontés de paix, de liberté et de justice dans notre pays et dans le monde.

Source : Le site de Sadek Hadjerès

 Socialalgerie.net

 

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