Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

Au cours de la dernière période en recentrant davantage  ses préoccupations vers les questions liées à la stratégie de développement et aux luttes sociales, le MDS semble vouloir échapper au rôle de « Gardien de la laïcité » dans lequel l’avait enfermé la recomposition du paysage politique mise en oeuvre par le DRS après l'annulation des élections législatives de décembre 1991.

« Nous sommes décidés à aller vers la société, à rencontrer les citoyens pour reconstruire l’organisation et à aller aux élections locales » proclame Hamid Ferhi, coordinateur national du MDS, dans une conférence de presse animée au siège du parti à Alger. Selon lui, le ministre de l'Intérieur est en train de choisir les partis qui vont participer aux élections législatives à travers, dit-il, une «opération sélective» qui vise à empêcher «les partis qui ne marchent pas dans la combine du système de prendre part à ce rendez-vous électoral important».

En se plaçant sur le terrain de la  compétition électorale, le MDS pourrait détourner une bonne partie de l’électorat d’appoint, à sensibilité « progressiste-patriote », sur lequel misait depuis les années 90 le RND d’Ouyahia, animateur officiel de la ligne « patriotique ». Mais, avec la conversion ouverte du RND aux options néolibérales…

Le changement de ligne politique du MDS, qui était embourbé depuis deux décennies dans les querelles idéologiques de boutiquiers, ne semble pas convenir au système de gestion politique. Les officiers traitants redoublent de férocité dans les réseaux sociaux, agitant l’étendard de « la trahison de la mémoire de Hachemi Cherif » pendant que le gouvernement multiplie les chausses-trappes.  

 

Commenter cet article