Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

Photo DR

Ils ont osé!

Le 24 février 1971 Boumediene a donné le signal. Dix mois plus tard, en décembre 1971, la Libye nationalise les avoirs de la British Petroleum. Puis, le 1er juin 1972, c'est au tour de l'Irak d'exproprier l’Iraq Petroleum Company.

En juillet 1973, Nicolas Sarkis expert pétrolier réputé écrivait : "Sur le plan psychologique et politique tout d’abord, la première constatation qui s’impose est que le traumatisme créé par l’expérience du Dr Mossadegh en Iran est maintenant un souvenir du passé. Il y a à peine trois ans, la nationalisation de l’industrie pétrolière dans les pays arabes était encore largement considérée comme une utopie ou, dans le meilleur des cas, comme une échéance bien lointaine".

On se rappelle: le 19 août 1953, deux ans après avoir fait voter par le parlement iranien, contre l'avis du Chah,  la nationalisation des puits iraniens, Mossadegh est renversé par un coup d’Etat militaire organisé conjointement par la CIA américaine et le MI6 britannique dans le cadre de l'opération Ajax.

Vingt ans après le succès de l'opération Ajax, l'Empire occidental n'avait plus la possibilité de recourir à de tels raccourcis pour contrer la vague de réappropriation des richesses nationales, dont l'Algérie avait donné le signal. A l'époque, dans les trois pays qui ont eu l'audace de contrer l'Empire, les armées nationales et de larges mobilisations populaires appuyaient fermement les mesures patriotiques.

C'est sans doute au début des années 70 que s'est noué le syndrome de revanche qui, depuis 46 ans, marque sans rémission les stratégies impériales de réappropriation de ce dont elles considèrent avoir été spoliés, en Algérie, en Libye et en Irak.

 

Commenter cet article