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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Yennayer dispose d'un ancrage populaire en Kabylie où "naturellement", c'est la fête par excellence. En dehors de régions particulières, Yennayer est absent de l'espace public.  Cette année, Yennayer est la fête politicienne du moment. Des politiciens demandent son officialisation comme fête nationale chômée et payée. Sans doute pour noyer le poisson, la Présidence incite les administrations locales à organiser des "festivités" publiques dans tout le pays. Les médias s'y mettent aussi. El Watan affirme: "Cette célébration devient avec le temps un référent national qui unit tous les Algériens".

 Yennayer "surexposé"

"Yennayer ressuscite a l’est du pays" titre El Watan ce matin. Dans cet article, les correspondants locaux sont appelés à confirmer l'article principal qui fait la une du quotidien sous le titre : "Célébrée un peu partout dans le pays : Yennayer, la fête qui rassemble".

El Watan affirme: "Cette célébration devient avec le temps un référent national qui unit tous les Algériens". Le journal  ajoute : "Et pour donner un cachet encore plus solennel, le gouvernement fait placer la fête sous le haut patronage du président de la République. Les médias, mais également les écoles et d’autres structures publiques chamboulent leurs programmes pour faire de Yennayer un événement."

Ali Boukhlef  croit à l'efficacité de cette action médiatique et administrative : "La surexposition de la célébration de Yennayer a forcément un impact sur la vie des Algériens. Plus que d’habitude, des citoyens de toutes les régions du pays font un effort pour que cette journée soit une fête". Les correspondants locaux d'El Watan ont donc comme consigne d'illustrer cette ligne éditoriale. Ils s'y sont appliqués avec beaucoup de bonne volonté. Malheureusement, on dehors  des envolées sur les "traditions perdues" qu'il faut retrouver, l'information locale concrête ne peut pas s'inventer.

Tradition de ... trois ans

Enrobée dans le lyrisme préhistorique d'usage, l'article sur l'ex-antique Cirta indique l'absence quasi totale de préparation de cette fête dans le quotidien des gens. Une seule information : "Une exposition de bijoux, tenues vestimentaires et mets traditionnels kabyles est abritée par la maison de la culture Al Khalifa, "accompagnée de  musique de circonstance diffusée à forts décibels". Curieusement, le chapeau,  conçu à Alger, donne ceci : "A Constantine, la célébration de Yennayer s’est installée, depuis trois années consécutives, telle une tradition".

KHROUB "n’a pas annoncé publiquement le moindre programme".

JIJEL : Cérémonies officielles aujourd’hui, à Taher en présence du wali; organisé par la direction de la culture. Complétées par "un gala artistique et un défilé de tenues traditionnelles kabyles à l’hôtel Kotama avec la participation de troupes venues de Béjaïa".

SETIF : Une manifestation culturelle rassemblant divers intervenants se déroulera au niveau du Musée public national de Sétif, avec conférence sur le thème Yennayer.

BATNA: "la ville ne montre aucun signe apparent de célébration", le correspondant note cependant une rencontre sur l’enseignement de la langue amazigh, une exposition d'affiches des différentes pièces de théâtre de Kateb Yacine, dans le hall de la Maison de la culture.

KHENCHELA, une conférence "portant sur le parcours de la regrettée Djemâ Djoghlal."      

Source : El Watan

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