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Publié par Saoudi Abdelaziz

Ali Benflis boycotte les urnes pour ne pas faire le jeu du pouvoir. Il boycott aussi le mouvement social, par crainte des "ruptures violentes".  Sa fonction et celle de son parti est  d'"expliquer". 

"Ces élections sont une perte de temps pour le pays mais elles ne nous feront pas perdre le nôtre. Nous allons maintenir notre présence sur le terrain politique". Cette présence se résume dans le travail d'explication dont il détaille longuement les thèmes. Le tout est centré sur l'idée qu'il faut lever "l’impasse politique" imposée par le pouvoir, regrettant que  "certains en son sein nous contestent le droit de parler d’impasse politique".

Il croit que ce travail didactique d'explication va nécessairement triompher car, explique-t-il, "L’idée du changement et du renouveau est une idée juste, car elle est une idée de progrès,. Et, en tant que telle, elle finira, tôt ou tard, par triompher du statu quo qui est, quant à lui, une idée de recul et de régression".

Avec la montée des contestations sociales ne faut-il pas "mobiliser le ras-le-bol populaire au lieu de ne parler qu’au «régime» ? lui demande Adlène Meddi, son interviewer.

" Mobiliser le ras-le-bol populaire, pourquoi faire ? répond le politicien. Voilà la seule question qui vaille et qu’il faut savoir poser en prenant véritablement la mesure de toutes ses conséquences. Est-ce pour provoquer des ruptures violentes à la place d’évolutions pacifiques. Est-ce pour substituer la terre brûlée au statu quo aussi dommageable et aussi intolérable soit-il?"

Texte intégral de l'interview : El Watan-weekend

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