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Publié par Saoudi Abdelaziz

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"De quelque côté que vous analysiez la situation actuelle et ses développements potentiels, la seule conclusion à laquelle vous parviendrez fatalement est la suivante : les élections législatives pourront se tenir mais l’impasse politique, la crise économique et les tensions sociales leur survivront".

C'est ce qu'affirme Ali Benflis, dans un entretien réalisé par Mohamed Kebci, paru aujourd'hui dans le Soir d'Algérie.
 "En conséquence, ajoute-t-il, rien dans la problématique secondaire et dérisoire de la participation ou de la non-participation à ces élections ne rend obsolète ou caduque l’impérieuse action collective de l’opposition nationale. Si certains au sein du régime politique en place pensent qu’avec ces élections la revendication du changement et du renouveau est morte de sa belle mort, ils se trompent lourdement. C’est le sauvetage politique, économique et social du pays qui constitue l’enjeu de cette revendication. Et cet enjeu-là, il est du devoir de l’opposition nationale de continuer à en faire le ciment de son action collective dont notre pays a toujours besoin. Et ce devoir-là est celui des participants comme des non-participants aux législatives à venir".

Sa conclusion : " Toutes les critiques passent sur notre régime politique comme une goutte d’eau sur un nénuphar ; sauf les critiques liées à l’impasse politique car c’est là où le bât blesse. L’impasse politique signifie que le pouvoir politique en place ne remplit pas ses tâches et que les affaires de la Nation sont en jachère. Il peine à convaincre qu’il maîtrise la gestion de ces affaires et qu’il règle les problèmes. Il ne peut plus cacher la réalité qui se dévoile à nos yeux jour après jour.
Lorsque le régime politique en place parle d’un programme présidentiel, d’un plan quinquennal 2015-2019 et d’un nouveau modèle de croissance, tout le monde réalise que ce programme, ce plan ou ce modèle n’existent tout simplement pas.
Lorsqu’il parle d’une crise économique bien prise en main et qu’elle ne doit pas inquiéter outre mesure, tout le monde sait que, de tous les pays de l’Opep, l’Algérie est le seul à être encore dépourvu de toute stratégie de riposte au renversement de la conjoncture mondiale intervenue depuis près de trois années maintenant.
Lorsqu’il attribue chaque difficulté politique, économique ou sociale à un complot extérieur, il fait parfois sourire et parfois pleurer, mais tout le monde sait que c’est là le signe le plus explicite de son impuissance et de son désarroi face à ces difficultés.
C’est là l’intime conviction qui m’amène à insister sur les effets ravageurs de cette impasse politique et sur les dangers réels qu’elle fait peser sur la pérennité de l’Etat national".
Texte intégral de l'entretien :
Le Soir d'Algérie

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