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Publié par Saoudi Abdelaziz

"Ils ne sont que cinq: un au Maroc, pro-israélien et sous-traitant d'Israël, deux en France, un en Israël, et un autre en Allemagne".

Par Hebib Khalil, 8 janvier 2017

Abdelmadjid Tebboune, ministre de l'habitat et accessoirement porte-parole des intérêts suprêmes du pays, s'en est pris violemment, ce samedi, à la journaliste algérienne d'Al Jazeera, Khadija Benguenna, la désignant responsable, avec cinq sites internet, de vouloir l'embrasement en Algérie.

Il a notamment parlé des derniers événements qu'a vécus le pays, des "quelques poubelles" brûlées à Bejaïa et de la "psychologie de l'angoisse" menée par les ennemis de la stabilité. "Comme avait dit cette Benguena, à Al Jazeera; puisque le pétrole a baissé, il faudrait dire Bye-bye à la paix sociale en Algérie", se moquait-il avant de lâcher sournoisement "Allah la yreddek, (que tu ne reviennes jamais plus) !".

Tebboune se voulait pédagogue, un "chouia" psychologue, expliquant les méthodes de la manipulation des masses dont il doit avoir (avec les décideurs) une certaine maîtrise. "On commence par dire que les caisses sont vides, que la crise pointe son bout de nez, qu'il n'y aura plus de programmes de logements. Même les protestations au niveau des daïras obéissent aux règles de manipulation des masses". Avant de prendre une profonde respiration et des airs sincères pour faire une promesse importante. "Ouqsimou billahi. (Je le jure par Dieu) que les programmes des logements de Fakhamatouhou, ne s'arrêteront jamais, quelles que soient les circonstances. Juré craché". Enfin, surtout craché péniblement, car le morceau était un peu gros quand même !

Tebboune nous révélait aussi, "Bedalil", preuves à l'appui (que l'on attend toujours) une information ultra secrète et exclusive, sur les sites qui ont alimenté la discorde. "Ils ne sont que cinq: un au Maroc, pro-israélien et sous-traitant d'Israël, deux en France, un en Israël, et un autre en Allemagne", comptait-il sur ses doigts, à la manière d'un petit écolier qui a bien appris sa leçon.

"L'inspecteur" Tebboune lance à la fin de son intervention une expression bien de chez nous, censée chasser définitivement le doute, lui donner la victoire finale et le Ballon d'or de la sincérité. "Yaou Fakou", dardait-il furieusement, pour dire que le peuple Algérien n'était plus dupe de ce genre de manœuvres.

Et pour ça, il avait bien raison, monsieur le ministre, au point où j'entends tout le peuple, lui répondre en chœur, à la manière d'un Athmane Ariouet dans le film le Taxi El Mekhfi : "Fakou Bik ...".

Source : HuffPost-Algérie

*Journaliste indépendant et cadre géomaticien au ministère du transport du Québec au Canada

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