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Publié par Saoudi Abdelaziz

Hermann Scheer,initiateur de la loi allemande sur les énergies renouvelables. Photo DR

Hermann Scheer,initiateur de la loi allemande sur les énergies renouvelables. Photo DR

« Les énergies renouvelables sont inépuisables. Elles ne détruisent pas l'environnement. Elles sont disponibles partout. Leur utilisation facilite la solidarité avec les générations futures. Elles assurent l'avenir de l'humanité. » Hermann Scheer (1944-2010).

"Comment n’avait-on pas pensé à se lancer plutôt dans l’énergie solaire en lui consacrant une place importante dans le mix énergétique? écrit Noureddine Khelassi dans l'éditorial de la Tribune-dz  Surtout lorsqu’on sait que dans un pays d’ensoleillement beaucoup moindre comme l’Allemagne par exemple, plus du quart de la consommation d’électricité a été couverte par les énergies renouvelables (ENR) en 2012, solaire photovoltaïque (PV) et éolien terrestre en tête. Et dire que d’aucuns ont longtemps tenté de faire croire qu'il n'existe pas d'alternative aux énergies fossiles, contribuant ainsi à la pollution des esprits, comme le soulignait pour son pays, Hermann Scheer, père de la loi allemande sur les ENR et fondateur du Think tank EuroSolar.

Il est donc heureux d’entendre notre ministre de l’Energie annoncer la création prochaine de ce qui sera la plus grande centrale solaire du monde. Station qui dépasse de très loin la centrale solaire marocaine Noor de Ouarzazate, qui est aujourd’hui la plus importante au monde, et qui ne produira à terme «que» 500 MW, contre 4 000 MW pour le projet algérien.

La future centrale solaire algérienne est à apprécier en rapport avec le secteur de l’énergie qui a une place stratégique dans l’économie. Secteur qui contribue actuellement à près de 30% du PIB, à plus de 50% des revenus du budget de l’Etat, mais surtout à plus de 90% des recettes d’exportation du pays. Ce mégaprojet solaire s’inscrit dans le cadre de la politique énergétique nationale qui vise au développement et à la valorisation de toutes les ressources énergétiques. C’est dire que tout serait désormais entrepris pour favoriser un mix énergétique plus ou moins équilibré.

Prochaine visite à Annaba du ministre de l'Industrie annonce A. Bouacha dans Le Soir d'Algérie " pour superviser des essais techniques au niveau du haut-fourneau n°2, principale unité de la zone chaude sans laquelle il n’y aurait aucune coulée d’acier". Le journaliste  rappele les péripéties rocambolesques et les "problèmes techniques sans fin" de la réhabilitation du haut fourneau. En attendant " le pays importe chaque année plus de 10 milliards de dollars de produits sidérurgiques" et "des sommes dépassant les 45 milliards de centimes sont prélevées chaque fin de mois de l’investissement initial pour faire face aux salaires des employés". Tandis les produits de la filiale AMPTA, l' ex-Tuberie sans soudure (TSS), ne sont pas écoulés. Le Soir d'Algérie ne mentionne pas que Sonatrach préfère importer les pipes.

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