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Publié par Saoudi Abdelaziz

Amara Benyounès, ancien ministre, président du MPA. Photo DR

Amara Benyounès, ancien ministre, président du MPA. Photo DR

A propos des prochaines élection législatives, on peut lire ce matin dans un communiqué du parti d'opposition RCD : « Les velléités de constituer des réservoirs de voix, en utilisant des listes transmises par l’armée et les services de sécurité, dans différentes régions du pays sont avérées ». Ajoutant que  ces voix « serviront à gratifier des acteurs politiques adoubés par des chapelles ». Lors des précédentes élections législatives, en 2012, notre blog avait évoqué ce sujet sensible du rôle de bouche-trou assigné à nos djounouds qui ne connaissent ni d'Eve ni d'Adam les députés de leur ville de garnison.

L’ANP doit rester aux ordres des maîtres du fichier !

 Par Saoudi Abdelaziz, 3 décembre 2012

 Au lendemain des élections, le ministre de l’intérieur donnait le ton : « Comme pour les dernières législatives, je constate qu’il y a des parties qui sont contre le vote des militaires. Ce ne sont que des accusations des partis.» «Tout citoyen qui réside dans une commune pour une durée de plus de 6 mois est considéré comme résident. Les militaires ont le droit d’exprimer librement leur voix et le commandement de l’ANP n’a donné aucune consigne de vote »

Depuis hier, c’est M. Benyounès, un des heureux bénéficiaires du vote de nos pauvres djounouds qui mène la campagne post-électorale. Lu dans la presse, quelques propos en vrac du chef du MPA : Les attaques contre l’Armée sont “une affaire très sérieuse”. Pour lui, les raisons des dénonciations du vote des militaires sur leur lieu d’affectation sont ailleurs que dans le contexte précis des élections. Il estime que ceux qui s’en prennent à l’ANP cherchent à régler un contentieux avec l’institution militaire. “Des partis veulent régler des comptes avec l’ANP”.  “L’ANP est une armée régulière qui s’est sacrifiée pour que la République reste debout. “Cette idée consistant à vouloir créer un différend entre Bouteflika et l’Armée est très dangereuse » et “vise la stabilité du pays”. Surtout “avec tout ce qui se passe à nos frontières”, précise le chef de parti « patriote ».

Résumons les propos de l’arrogant patriote : sont des ennemis de l’ANP, les Algériens qui pensent que c’est un anachronisme inacceptable le fait de continuer à assigner aux chefs de secteur militaire la tâche de « faire voter » les  djounouds appelés, imposant à ces derniers de choisir des gens qu’ils ne connaissent ni d’Eve ni d’Adam. Tout au long des années 90, c’est le chef du DRS du secteur militaire qui aidait les djounouds à faire le bon choix. A Jijel, c'est de cette manière que nos djounouds faisaient invariablement passer les candidats « patriotes » du ren’dou. (le petit nom du parti d'Ouyahia nouvellement créé).

 L’ANP devra donc continuer à jouer son rôle subsidiaire de bouche-trou dans la mécanique mise au point par les obscures maîtres du fichier, des gens très intelligents choisis pour fabriquer, avec virtuosité et à l’Algérienne, des majorités, des minorités et autres groupes parlementaires.

Dans un pays qui se respecte, l'Armée nationale a d’autres chats à fouetter ! "Avec tout ce qui se passe à nos frontières", pour reprendre le propos du chef de parti "patriote".

 Source : Algérie-infos

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