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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Deux professeurs de l'Ecole nationale supérieure d'agronomie ont été licenciés le 8 novembre dernier, pour s'être opposés à l'admission dans l'école par piston. Ils ont été punis parce qu'ils ont protesté contre cette violation de l'égalité des chances, égalité inscrite dans la Constitution. D'autres enseignants sont menacés de licenciement.

Les protestations s'organisent. Il y a sans doute des choses qui deviennent inacceptables dans l'Algérie de 2011.

Les injustices et les représailles s’abattent sur des femmes universitaires . C'est le titre une tribune parue aujourd'hui dans Le Soir d'Algérie et signée par deux professeurs de l'Ecole , dont l'une a été licenciée et l'autre en passe de l'être. Rosa Issolah et Nadjia Zermane concluent ainsi leur article :

"Mais, comment ne pas s’indigner face à un ministre qui donne des dérogations illégales d’accès dans une école d’excellence et qui instruit un chef d’établissement pour que les enseignants opposés à ces dérogations soient licenciés. C’est la raison pour laquelle nous sommes déterminées à lever les boucliers contre toute forme de représailles destinées à tuer la conscience scientifique et la liberté académique. Nos droits de scientifiques et de citoyennes algériennes doivent être reconnus comme une condition indispensable à une gouvernance équitable".

"Aujourd’hui, avec ces deux licenciements et les menaces imminente sur Zermane et les autres membres du collectif, l’affaire de l’Ensa a pris des proportions très graves", écrit Hafida Ameyar dans Liberté. Ces professeurs sanctionnés font partie d’un collectif d’enseignants de l’Ensa, soucieux d’une formation de qualité rimant avec “un système d’ascension sociale par le mérite” et respectant “le principe d’égalité des chances” dans l’enseignement qui, il faut le souligner, est conforme à la Constitution algérienne (article 32)."

Portraits de femmes

Rosa Issolah est la première femme algérienne professeure en sciences de l’information et de la communication, pionnière des nouvelles technologies et du numérique, ancienne élève de la prestigieuse Enssib de Villeurbanne, docteur de l’université Lumière de Lyon et ancienne auditrice de l’Institut des hautes études pour la science et la technologie de Paris.
Nadjia Zermane, incarnant la jeune élite universitaire, a soutenu sa thèse de doctorat à l’université de Kassel en Allemagne et fait partie d’une délégation de femmes scientifiques sélectionnées, en 2014, dans le cadre d’un programme sur l’innovation féminine dans les sciences et l’engineering (USA). Mais il y a d’autres jeunes enseignantes, qui sont au sommet de leur carrière, comme le docteur Hamida Benslimane, maître de conférences, ou le docteur Meriem Laouar, femme de laboratoire et de terrain, connue mondialement, qui a construit “un background scientifique dans les domaines des ressources génétiques, de l’amélioration des plantes, de la sélection et des biotechnologies”.

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