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Publié par Saoudi Abdelaziz

Manifestation contre le Partenariat transpacifique (TPP), le 14 novembre, à Washington. Photo DR

Manifestation contre le Partenariat transpacifique (TPP), le 14 novembre, à Washington. Photo DR

Jugeant que c'est « un désastre potentiel pour notre pays » Donald Trump annonce que dès le premier jour de sa présidence, il engagera le retrait des Etats-Unis du traité commercial transpacifique, le Trans-Pacific Partnership, signé en grandes pompes par Barak Obama en février 2016.

Qualifié de "viol" par Donald Trump au cours de sa campagne, ce traité favorise les délocalisations d'industries américaines vers les autres pays signataires d'Asie. Cet accord porté par Barack Obama concernait 40% de l'économie mondiale, à l'exclusion de la Chine. Le XXIe siècle sera américain et non chinois. Obama proclamait dès sa signature: «Le Trans-Pacific Partnership  permet aux Etats-Unis de rédiger la feuille de route du XXIe siècle, ce qui est particulièrement important dans une région aussi dynamique que l’Asie-Pacifique.» 

Obama affirmera dans un article publié par le Washington Post que le TPP permettrait aux Etats-Unis d’établir les règles du commerce international et que les autres pays n’auraient d’autre choix que de les suivre. Selon Barack Obama, ce sont les Etats-Unis et non pas des pays comme la Chine qui doivent écrire ces règles. Commentaire du porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Hong Lei : Les règles du commerce international doivent être établies conjointement par tous les pays du monde et ne peuvent pas être dictées par un seul Etat, a déclaré mardi devant les journalistes le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Hong Lei, en commentant la déclaration du président américain Barack Obama. "En faisant de telles déclarations, les Etats-Unis montrent qu'ils sont très ambitieux, mais je crains qu'ils ne tiennent pas compte des perspectives à long terme"

Le TTP ne porte pas simplement sur droits de douanes. Sa principale particularité c'est qu'il renforce le poids des multinationales face aux Etats comme le notait Vittorio De Filippis dans Libération :

"Les détracteurs du traité, tant aux Etats-Unis que dans d’autres pays concernés, font valoir que celui-ci offrira un pouvoir accru aux entreprises multinationales face aux Etats. L’accord, dénoncent en substance ses opposants, permettra aux multinationales de faire appel à des tribunaux d’arbitrages privés lorsqu’un contentieux les opposera à des gouvernements qui se seraient risqués à remettre en cause la primauté du droit des investissements sur tout autre droit".

 

 

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