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Publié par Saoudi Abdelaziz

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L'éditorialiste du quotidien indépendant mais pro-gouvernemental l'Expression loue l'esprit "novembriste" qui anime le patron de la centrale UGTA, "gardien de la paix" chargé de casser les grèves. Le chroniqueur du Quotidien d'Oran, Moncef Ouafi demande à Sidi Saïd, "gardien du temple" : "de grâce, taisez-vous!"

Le message fort de Sidi Saïd

Par Zouhir Mebarki, 29 Octobre 2016, éditorial de l'Expression

Ligne rouge. «Nous sommes les soldats de la paix et de la stabilité», cette phrase prononcée par le SG de l'Ugta, jeudi dernier à Oran, est à très grande portée, compte tenu du contexte géopolitique que vit notre région et le désordre mondial qui l'alimente. Sidi Saïd ajoute: «La paix et la stabilité représentent une ligne rouge pour nous tous...Nul n'a le droit de se livrer à des actes mettant en péril la stabilité chèrement acquise par le peuple algérien.» Le leader de la première Centrale syndicale du pays a rappelé ensuite «les grands efforts consentis par le président de la République en direction des travailleurs». Des efforts dont la revalorisation des salaires et le maintien des transferts sociaux malgré une conjoncture financière difficile ne doivent jamais être perdus de vue. Les Algériens, tous les Algériens qui n'ont pas de patrie de rechange, doivent comprendre le message de Sidi Saïd comme un appel à la vigilance contre les dangers qui ne cessent de rôder autour et dans notre pays. Le leader de la première Centrale syndicale du pays a rappelé ensuite «les grands efforts consentis par le président de la République en direction des travailleurs». Des efforts dont la revalorisation des salaires et le maintien des transferts sociaux malgré une conjoncture financière difficile ne doivent jamais être perdus de vue. Aujourd'hui pourtant et 62 années après (le 1er novembre 1954, ndlr), il y a des forces qui ne veulent toujours pas nous laisser en paix. Des forces qui guettent le moindre interstice pour revenir nous pourrir la vie. Jusque-là et grâce à notre armée et d'une manière plus générale, à tous nos corps de sécurité, ces forces ont été repoussées. Sauf que dans leur «arsenal» on s'aperçoit qu'ils ressortent la vieille arme de la division. Par tous les moyens. Des plus insidieux aux plus grotesques. Le dernier en date vise le monde du travail. D'où la force du message de Sidi Saïd. Un message que doivent s'approprier 40 millions D'Algériens. Pour défendre le seul pays qu'ils possèdent, l'Algérie!

De grâce…

Par Moncef Wafi, 30 octobre, raïnaraïkoum, Le Quotidien d'Oran

En Algérie, si tu revendiques tes droits, c'est que tu n'aimes pas ton pays. Une lapalissade chez les hautes sphères qui réfléchissent à notre avenir. C'est simple et limpide. Tu parles, alors tu es considéré irrévocablement comme un ennemi de la patrie, un renégat, un harki de la première heure et tu participes à la déstabilisation de l'Algérie. Et c'est Sidi Saïd qui le promulgue expliquant sérieusement que les grévistes de chez Benghebrit, Boudiaf et Ghazi déstabilisent le pays. Rien que ça, alors que la mauvaise gouvernance, l'incompétence institutionnalisée, la corruption, les passe-droits, la rapine, le vol et la trahison sont des choses normales dans un pays normal. Cette propention à faire des enfants de l'Algérie ses ennemis les plus farouches n'est pas nouvelle dans la ligne de défense de la hiérarchie nationale puisqu'en désespoir de cause et manquant terriblement de solutions, on préfère jouer sur la fibre nationaliste et frapper d'opprobre les grandes gueules d'en face. Tu revendiques, alors tu n'es pas un patriote, oubliant que les vrais patriotes ne passent pas leur temps dans les palaces à l'étranger à gaspiller l'argent du peuple, à dépenser les milliards de la corruption à Paris, Genève ou Dubaï. Les Algériens, les vrais, n'ont pas de leçons de patriotisme à recevoir. Il suffit qu'ils voient défiler les augmentations des prix et des taxes chaque année sans faire de vagues car ils savent que peut-être le salut viendra de là. Peut-être parce que rien ne dit que les choses vont s'améliorer en présence de gens qui ont précipité la chute du pays par leur peu de clairvoyance dans les affaires de gestion. Ces menaces officielles, ces discours révolus plombent l'Algérie, l'empêchent d'évoluer, le ramenant à la période stalinienne. Ces donneurs de leçon d'un autre âge doivent partir maintenant parce qu'ils ont fait beaucoup de mal aux Algériens. Parce que leur vérité est intéressée, les fait vivre, eux, leurs proches et perpétue ce système ankylosé. Parce que ces gens-là ont assuré l'avenir de leurs enfants, de leurs arrière-petits-enfants sur cinq générations, alors que les vrais Algériens ont simplement peur pour leur retraite.

Que les vrais patriotes parlent ! Enfin s'ils ont le temps, ils sont trop occupés à revendiquer un minimum de dignité. Alors, les donneurs de leçons, les gardiens du temple, de grâce, taisez-vous car c'est le maximum que vous puissiez faire pour ce peuple !

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