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Publié par Saoudi Abdelaziz

(...) Le FCE exige plus de vitesse et plus de «radicalité», sans pour autant fournir la moindre indication sur le fond de cette radicalité, écrit Noureddine Khelassi dans son éditorial de la Tribune-dz. Mais on devine un peu ce que ce vocable patronal recouvre. A savoir que le souhait ardent et à peine caché des privés, est de bénéficier encore d’exonérations, d’allégements et d’incitations avantageuses de toute sorte. Concrètement, payer le moins de charges et d’impôts possibles et surtout licencier à tour de bras, comme bon leur semble et sans coup férir !

En somme, détricoter le droit du travail au nom de cette fameuse et fumeuse théorie de la flexibilité pratiquée sous d’autres cieux, au bénéfice exclusif des patrons, mais sans création significative d’emplois non précaires et avec des dégâts sensibles sur le plan social. On a donc affaire à des patrons qui ont hâte de gagner plus en prenant le moins de risques et en payant toujours moins de taxes, alors même que l’impôt sera indispensable pour remplacer partiellement et progressivement la fiscalité pétrolière.

Face à ces privés impatients, partisans de la radicalité réformatrice qui vise à briser les digues de protection de l’économie et des salariés, l’Exécutif a raison de ne pas s’empresser de réformer pour réformer. De ne pas confondre vitesse et précipitation. D’adopter une démarche graduée. D’éviter le phénomène de surchauffe du moteur. Sauf qu’il ne s’agit pas non plus de se contenter de réformes à la marge, notamment dans le domaine de l’amélioration du climat des affaires. Le pays a besoin plus que jamais de réformes essentielles : celles de son système bancaire antédiluvien, de sa fiscalité archaïque, peu équitable et inefficace, de son foncier inextricable et de son administration sclérosée".

Texte intégral : La Tribune-dz

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