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Publié par Saoudi Abdelaziz

Omar Akhtouf ne veut plus participer au débat d'idées dans les médias algériens, considérant que les dès sont pipés. Le "testament" qu'il vient de publier est un acte salutaire. La lamentation impitoyable du chercheur exprime le ras le bol anonyme de l'intelligence algérienne mise hors la loi.  

Les barrières médiatiques et institutionnelles isolent les propositions novatrices sur la substance même du développement. Le débat politique de masse sur les enjeux économiques décisifs pour la conduite du pays continue d'être exclu par les partis politiques du système-activant dans le pouvoir en place et dans "l'opposition". Seuls continuent à avoir les faveurs du système les bons vieux sujets sociétaux diviseurs, idéologiques et identitaires. Avec bien sûr le débat sur la "modernisation de la gouvernance" qui ne mange pas de pain.

Aujourd'hui, le système de domination veut faire croire qu'il fait sa mue. Il convoque ses épigones et ses experts évoluant à l'intérieur et à l'extérieur du pouvoir en place, pour créer un nouveau consensus. Son fer de lance : la primauté de la liberté d'entreprendre. Le débat ne doit pas sortir du conformisme mondial néolibéral de l'offre en vigueur. Le système veut faire la nouvelle pensée unique pour légitimer et actualiser les privilèges, les alliances de clans et les allégeances qui vont avec.

Ces calculs stratégiques commencent à être répercutés plus systématiquement vers la population. Ali Haddad, Sidi Saïd ou Benyounès sont appelés à participer activement au parachutage vers le peuple de la nouvelle pensée unique du système. Le néolibéralisme devenu la bouée de sauvetage du système veut plaire.

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