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Publié par Saoudi Abdelaziz

La dégradation continue du pouvoir d'achat des salariés et des autres couches populaires est-elle l'objet d'enquêtes sérieuses dans la presse, en dehors des unes rituels sur le prix du mouton de l'aïd? "L'actuel système coûte trop cher au trésor. L'inévitable réforme des subventions", titre L'Expression, quotidien "indépendant" proche du pouvoir qui reprend les propos d'Ahmed Ouyahia : «Tout le monde peut acheter un sachet de lait à 25 dinars. l'Etat algérien pourrait ne pas avoir les moyens prochainement pour subventionner les produits de première nécessité». Il faut dit-il se limiter à donner des sous aux indigents. Et L'expression conclut :  "Le consensus sur la question est quasi parfait. Il manque la volonté politique d'agir". 

Consensus quasi-parfait?

Le néolibéralisme n'ayant pas de frontière, du côté de la concurrence, Liberté le journal de M. Rebrab titre : "Subventions : la réforme est impérative". Il n'invoque pas Ouyahia mais "les services du Fonds monétaire international (FMI) (qui) recommandent à l’Algérie de supprimer par étapes l’essentiel de ses subventions généralisées et de les remplacer par un programme de transferts monétaires ciblant précisément les ménages à faible revenu".

Le budget de l'Etat? L'IRG, l'impôt prélevé à la source sur la fiche de paie des salariés a rapporté 25,37% de la fiscalité ordinaire en 2015, c'est à dire 580 milliards de dinars. L'impôt sur le revenu des sociétés (IBS), "soumis au système déclaratif"-précise le ministère des finances- a rapporté 334 milliards. Quant aux fortunes bien visibles aux yeux de la population et des agents du fisc frustrés de ces impôts "hors système déclaratif", ils sont carrément invisibles au minisère des Finances.

Militer pour la justice fiscale en obligeant les plus riches à participer aux finances publiques, c'est sans doute un objectif trop difficile pour les médias et partis du système. Notre huile dans notre couscous. Ces derniers  préfèreraient sans doute se concentrer sur l'établissement de ces bonnes vieilles listes d'indigents -via les services des APC-APW, qu'ils espèrent continuer de contrôler en 2017.

Le clientèlisme électoral pourrait de la sorte se démocratiser, pourrait penser en bon technicien électoral, le chef du RND Ahmed Ouyahia.

 

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