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Publié par Saoudi Abdelaziz

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La chronique du condjador

Jijel, 24 août 2016

 

A jijel, le chardonneret disparait.

 Deux raisons semblent l'expliquer : la déforestation et la chasse intensive. Son chant, sa couleur et sa taille ont beaucoup d'amateurs. Le chardonneret de Jijel est un trophée très demandé a échelle nationale. Avec beaucoup de profit.

Le réseau du gain...

D'où la "modernisation" des outils de chasse. On est passé  d'une chasse sélectif utilisant  la glu (ardjina) fabriquée artisanalement par de jeunes  chasseurs qui respectaient  les périodes de chasse et libéraient les femelles, au filet  de plusieurs mètres carrés qui attrape tous les oiseaux qui passent.

Les anciens éleveurs et passionnés d’oiseaux  lorsqu'ils font dans le commerce de leur passion  se consacrent à la reproduction de canari et non à la chasse intensive des oiseaux sauvages de tous les espèces dont la rareté a fait grimpé les prix.

Un certaine temps,  la capture et la vente d’oiseaux sauvage était saisonnière -fin du printemps et les mois d’été. La pénétration d'un genre de personnes dans ce commerce l'a rendu permanente, toute l’année.  Tout un réseau d’approvisionnement d’oiseaux sauvages de différentes régions d’Algérie et même d’Afrique  a monopolisé cette activité de braconnage et lancé ses tentacules partout. On a même  un serin  étranger,  appelé mozambique, qui se vend a Jijel.

...la fourmi carnivore d'importation

J'ai recueilli des témoignages sur  la fameuse fourmi carnivore qui  bouffé tous les oisillons dans les nids,  juste au moment de leurs éclosion. Cette fourmi introduite à Jijel dans un chargement  de bois apporté par un bateau de commerce a Jijel. Ce bois, qui a été refusé dans un autre pays, car infesté de cette fourmi carnivore a fait de simple artisans menuisiers de riches hommes d’affaires  et appauvri la faune jijilienne, car cette fourmi   extermine tout qui bouge. Un vrai fléau : elle ne recule devant rien, même les autres espèces de fourmi autochtones ont était décimées dans les zones de sa propagation.

Maintenant mon observation  sur terrain en ce mois de août a Beni caid,  où des petits essaims de guêpes  construisent  leur habitat sur une partie d'un toit. Quelques jour plus tard tout est vide, la fourmi carnivore a dévoré les œufs de guêpes et les larves. Impuissantes les guêpes refont un autre habitat plus loin. Cela ne s'arrête pas, car à chaque fois tous les œufs déposés sont éliminés. J'ai assisté au désespoir des guêpes face à cette horde carnivore.  Alors, face à elle, un oisillion qui vient d'éclore n'a aucune chance. 

...et l'autorité publique

Le chardonnerets ou carduelis carduelis est protégé par l’arrêté du 17 janvier 1995 du ministère de l’agriculture (J.O N°19 de l’année 1995) complétant la liste des espèces animales non domestiques à protéger du décret 85-509 du 20 août  1983. En plus de la réglementation suscitée, une liste provisoire des espèces animales non domestiques  où figure le chardonneret  a été établie par décret exécutif du 24 mai 2012. Les espèces animales classées dans la catégorie des espèces protégées sont celles réputées rares, en voie d’extinction ou dont les effectifs sont en nette régression. En ce qui concerne la chasse la loi 04-07 du 14 août 2004  dans son chapitre II section  on peut lire à l'article 92 précise : Quiconque chasse les espèces animales protégées ou les détient, les transporte, les colporte, les utilise, les  vend ou les achète ou les met en vente ou les naturalise, est puni d’un emprisonnement de deux (02) à six (06) mois et d’une d’une amende de 10.000 à 100.000 Dinars.

Malheureusement le législateur,  a omis de mentionner les suites pénales qui sont réservées à celui qui autorise et encourage la vente  d’une espèce protégée, c’est-à-dire l’autorité publique.

 

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