Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

Photo DR

"Nous ne croyons pas aux miracles, nous ne croyons pas au Mahdi El Montadar, à l’homme providentiel ; le dernier recours c’est le recours au peuple, le dernier recours c’est la mobilisation du peuple, le dernier recours c’est de construire des institutions justes et fortes qui jouissent de l’adhésion du peuple et de son consentement".

Conclusion du discours du Premier secrétaire du FFS, prononcé le 20 août à Ifri, à l'occasion de la célébration du 60ème anniversaire du Congrès de la SOUMMAM:

 

"Aujourd’hui, la démocratie, l’Etat de droit et le développement ne sont pas au rendez-vous. Notre pays vit une situation difficile et périlleuse. Les questions de la légitimité, de la stabilité, de la cohésion nationale et de l’équité sociale, même posées dans un cadre national, continuent de ne recevoir que des réponses partiales et partielles. Elles pourraient tout au moins faire l’objet de débats démocratiques et citoyens pour éviter la résurgence des archaïsmes et des clivages dans la société.

Serons-nous demain en mesure de faire face aux bouleversements géopolitiques qui ont lieu dans le monde et particulièrement dans notre région ? Ces bouleversements ont un impact certain sur notre pays.

Sommes-nous en mesure d’échapper à la supervision et au contrôle de notre économie par les centres qui mettent en place un nouvel ordre mondial. L’enjeu c’est notre souveraineté non seulement économique mais surtout politique. N’a-t-on pas vu des pays se voir imposer des agendas, des amendements constitutionnels, des politiques publiques notamment fiscales et monétaires parce que leurs gouvernants se sont retrouvés à la fois complices et otages de centres politiques, financiers ou économiques étrangers.

Chers compatriotes ;

Aujourd’hui, nous vivons la mondialisation sous les signes de l’insécurité, de la précarité, de l’appauvrissement de notre société et d’un délabrement croissant de l’Etat et des institutions. N’a-t-on pas vu des pays démembrés, détruits et dévastés suite à la destruction de l’Etat-national et l’aveuglement et l’incapacité de leurs gouvernants d’opérer les changements nécessaires pour la stabilité intérieure de leurs pays.

Saurons-nous demain sauver et préserver l’Etat algérien sans sauver le régime. Saurons –nous nous en sortir ? Que devons-nous faire ?

Chers compatriotes,

Nous sommes de ceux qui militent, Nous sommes de ceux qui espèrent. Aujourd’hui, la situation du pays est sérieuse mais elle n’a rien d’inévitable ou d’irréversible.

Nous pouvons encore construire démocratiquement notre nation. Nous pouvons encore construire notre société sur ce que nous considérons comme essentiel. Pour cela, nous devons faire preuve de bonne volonté, de patriotisme, de lucidité, d’énergie, de bonne volonté, de patriotisme, de lucidité, d’énergie, d’engagement, de concertation et d’imagination. Pour cela, nous devons faire montre d’honnêteté et de vérité pour permettre une prise de conscience collective. Cette prise de conscience est un préalable indispensable pour réunir les moyens du changement, pour construire un dessein et un projet national encore introuvable, pour créer une dynamique et une stratégie de changement sans dévier de nos principes.

Chers compatriotes ;

Nous avons besoin d’évaluer collectivement et soigneusement nos choix, politiques, diplomatiques, militaires, économiques, énergétiques, agricoles et industriels. Nous devons vérifier la compatibilité de ces choix entre eux. Nos décisions, nos options d’aujourd’hui auront de profondes répercussions sur l’Algérie demain, compte-tenu du contexte national et international.

Chers compatriotes ;

Nous voulons redonner tout son sens et toute sa place au politique, à une volonté nationale fruit de délibérations collectives et démocratiques ; nous voulons remettre le politique au cœur de nos institutions, au cœur de nos politiques publiques et au cœur de notre économie. Comme hier, au congrès de la Soummam nous privilégions une stratégie politique et contractuelle pour sortir le pays de la crise. Nous pouvons consolider notre unité en préservant la pluralité et la diversité de notre société.

Nous continuons de rechercher les voies et les moyens pour construire un consensus national malgré toutes les résistances et les obstacles rencontrés. Des forces politiques et sociales, dans le pouvoir et dans la société s’opposent au consensus national pour des motifs politiques afin de maintenir le statu quo, par souci de placement, par idéologie ou pour leurs intérêts.

Pour nous, aujourd’hui comme hier l’enjeu c’est de reprendre en main notre destin. Nous sommes tous appelés à dépasser les contradictions idéologiques pour construire un pacte politique commun, un pacte national. Il n’y a pas d’alternative au consensus national sauf à rechercher le chaos. Nous demeurons optimistes. Le Consensus national est inéluctable, il se fera avec, contre ou sans les forces qui s’y opposent. Le mean stream de la population est au consensus national.

Nous construirons inchallah le consensus national par le peuple, avec le peuple et pour le peuple. Nous irons du consensus de novembre et de la Soummam vers le consensus national à reconstruire aujourd’hui. Nous irons du consensus de la libération du pays au consensus de la libération du peuple.Tous ensembles, les femmes et les hommes construiront l’Algérie libre et heureuse et travailleront à l’avènement d’une deuxième république, de l’Etat démocratique et social, de l’Etat de droit, de l’Etat des libertés et de l’Etat des pluralismes. Les Algériennes et les Algériens veulent et peuvent le faire pour peu que soit présente la volonté collective de rassembler et libérer les énergies. Il n’y a plus de place pour la démagogie, pour le sectarisme pour les fausses promesses. Nous devons tous dépasser les intérêts partisans et les intérêts claniques.

Chers compatriotes,

Nos perspectives demain, ce sont des batailles difficiles dans tous les domaines. Nous sommes des militants et notre espoir est dans la mobilisation de la population. Nous ne croyons pas aux miracles, nous ne croyons pas au Mahdi El Montadar, à l’homme providentiel ; le dernier recours c’est le recours au peuple, le dernier recours c’est la mobilisation du peuple, le dernier recours c’est de construire des institutions justes et fortes qui jouissent de l’adhésion du peuple et de son consentement. Nous ne croyons pas à des réformes où la répression politique et juridique étaie la répression économique.

Nous ne croyons pas à un nouveau modèle économique là où il n’y a que des politiques d’austérité, à un nouveau modèle économique d’un gouvernement incapable d’annoncer clairement les principes de sa politique financière et économique.

Nous ne croyons pas au succès d’une politique qui après une longue période de sidération et bien des atermoiements et des hésitations choisit le passage en force sans se soucier des conséquences sociales dramatiques pour de larges pans de la population.

Nous croyons à l’Etat de droit, c’est pourquoi nous continuerons de nous battre pour toutes les libertés et tous les pluralismes.

Nous croyons à l’Etat de droit, c’est pourquoi nous continuerons de revendiquer et de participer à une lutte effective contre les corruptions grandes et petites et pour l’indépendance de la justice.

Nous au FFS nous continuerons de mobiliser la population autour de ses attentes et de ses intérêts. Nous travaillerons à retisser les liens sociaux détruits et recréer des solidarités dans la société. Nous miserons sans aucune restriction sur les jeunes pour construire l’armature d’une relève nationale comme nous appuierons de toutes nos forces les luttes des femmes pour leur émancipation afin qu’elles deviennent des acteurs politiques, économiques et sociaux à part entière.

Chers compatriotes,

Notre parti est le parti de l’espoir, notre parti est un facteur de stabilité pour le pays, notre parti est une force de changement qui souhaite travailler avec toutes les forces du changement démocratique et pacifique, notre parti est un parti de proposition. Nous nous prononçons pour un dialogue sans exclusive mais nous savons également faire preuve de toute la fermeté nécessaire quand il s’agit de la loyauté au serment de Novembre et de la Soummam, à nos engagements primordiaux et au respect de nos principes fondateurs. Nous n’y renoncerons jamais.

Vivre l’Algérie libre et démocratique

Vive le FFS

Gloire à nos martyrs

Source : ffs-dz.net

 

Commenter cet article