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Publié par Saoudi Abdelaziz

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Les forces et partis semblent se figer dans l'intolérance mutuelle. S'agit-il d'une fermeture irrémédiable du dialogue politique, la nécessité d'une entente pour de nouvelles avancées vers l'Etat de droit est-elle sortie de leur planning? Mohand Amokrane Cherifi appellent les partis à discuter, "sans préjugés ni préalables", Sera-t-il entendu?

On ose espérer qu'ils se parlent toujours, et qu'il s'agit postures permettant à chacun d'assurer ses marques, en prévision des élections législatives dans un an. Pendant ce temps, ceux-d'en-bas rongent leur frein. Dépourvus de calendrier électoral et de plan de carrière, les Algériens politisés ordinaires refusent, ici et maintenant, un statut-quo politique camouflant la régression sociale. Mais ils sont livrés à la seule force de l'instinct politique populaire, car l'Etat d'urgence-bis continue de garder sous clés la logistique démocratique inidispensable pour sortir la vox populi de la clandestinité et pour s'organiser. Que peuvent-ils penser du scoop du jour : après avoir longtemps gardé les clés de l'Etat d'urgence, le général Nezzar voudrait aujourd'hui des syndicats pour les militaires! "Comme en Allemagne"!

Discussions, avec ou sans préjugés et préalables?

Le 10 juin dernier, Mohand Amokrane Cherifi, membre de l’instance présidentielle du FFS, lançait un appel : "L’urgence est de rassembler les Algériens autour d’un projet qui reflète leurs aspirations. L’initiative de réunir les acteurs politiques et ceux de la société civile, sans exclusive, pour élaborer ensemble une plateforme consensuelle est plus que jamais d’actualité". Il ajoutait que  "la proposition de front intérieur initiée par le FLN pour sécuriser le pays ou le projet de l’opposition qui se focalise sur une transition négociée pour changer le système ou bien encore le nouveau modèle économique annoncé, ont tout à gagner à être discutés, sans préjugés ni préalables, et à s’enrichir dans le cadre d’un dialogue responsable et constructif, prôné par la démarche du consensus national".

Le vieux militant semble s'inscrire dans la ligne recommandée par Hocine Aït Ahmed en 2012 à l'occasion des élections législatives, visant à "faire bouger les lignes" : "Ceci n’exclut en aucun cas la compétition politique pour faire valoir ses idées.

Deux jour plus tard, Aït Benali Boubekeur un des gardiens autoproclamés de la mémoire de Hocine Aït Ahmed ne l'entend pas de cette oreille et procède au "décryptage" des propos du vieux militant, sur site HuffPost-Algérie: 

"Mais, dans la mesure où le régime veut maintenir, coûte que coûte, le statu quo, peut-on adhérer même de façon réservée et au nom d'un certain pragmatisme, aux initiatives émanant des partis du pouvoir ? Malgré un langage tranchant, cela ne semble pas rédhibitoire pour notre expert, et ce, pour peu que le débat soit "sans préjugés ni préalables". Cela dit, personnellement, je n'irai pas jusqu'à dire que cela pourrait être assimilé à l'héritage de Hocine Ait Ahmed." Ceci dit, la conclusion de l'article sonne comme une formalité envers la ligne du FFS et sa recherche du consensus :  "Mais, avant que ce ne soit trop tard, le mieux serait d'engager un dialogue inclusif pour éviter toute épreuve de force".

Routine consensuelle

"le régime ne veut pas entendre" écrit  Saad Ziane qui semble sur la même longueur que Aït Benali. Sur le site de Libre-Algérie, proche du FFS, après une impitoyable analyse du dernier remaniement, et des derniers faits et gestes du pouvoir, il conclut comme par routine :  "Il reste l’option raisonnable d’un consensus politique global pour réhabiliter les institutions et donner une vraie gouvernance au pays et se donner des objectifs économiques. C’est la seule manière de rendre supportable les sacrifices inévitables pour sortir d’un système qui détruit de la valeur et menace la pérennité de la nation. C’est le seul remaniement qui a du sens. Et c’est le seul dont le régime ne veut pas entendre..."

A l'autre versant de l'opposition Talaie El Houriyet de Benflis, c'est en gros le même son de cloche. Le remaniement gouvernemental " s’inscrit dans la logique désespérée du sauvetage d’un système politique dépassé et manifestement pas dans celle du sauvetage du pays avant qu’il ne soit trop tard » "Le parti d’Ali Benflis qui ne cesse de parler de la vacance du pouvoir qui paralyse les institutions de l’Etat" relève le site Impact24.

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