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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Il fait déjà 46° en ce 27 mai à Ourgla. Le mois d'avril avait été marqué dans le sud du pays par de puissants mouvement de masse de lycéens et collégiens pour la réussite scolaire. Ils exigeaient en particulier l'aménagement du calendrier scolaire aux réalités climatiques locales. Un mois plus tard, leurs revendication ont-elles été prise en compte?

Evoquant les propos tenus ces derniers jours par la ministre de l'Education, à Illizi et à El Oued, Houria Alioua la spécialiste du Sud à la rédaction d'El Watan note :"Ce n’est plus un tabou dans la bouche d’un politique à la casquette de pédagogue. De rapport en rapport et de conférence en conférence, la nécessité d’un consensus local sur la question climatique a émergé". "Éducation : Benghebrit au secours du Sud ". C'est le titre à la une d'El Watan, qui affirme d'emblée :"Le sud du pays va vers un bouleversement de son rythme scolaire, notamment par un décalage de la prochaine rentrée au 1er octobre, une réorganisation des horaires des cours et peut-être… un retour à la session du baccalauréat Sud, si les propositions consensuelles ayant rassemblé pour la première fois parents d’élèves, syndicats d’enseignants et directions de l’éducation sont validées par le ministère de tutelle."

Complot de lycéens "fantaisistes"?

Le 28 avril dernier, après la manifestation massive à Adrar de lycéens et collégiens réclamant l'adaptation des rythmes et calendriers scolaires aux particularités des régions saharienne. "Le monde sait que la manipulation des lycéens peut conduire à des situations difficilement maîtrisables" écrivait Saïd Boucetta dans l'Expression. Pour ce  quotidien proche du sérail, tout mouvement de masse est forcément le résultat de manipulations et autres complots. C'est ainsi qu'il avait analysé les manifestations de Oued El Ma pour le maintien de l'usine de production d'électricité solaire. Expliquant cette fois-ci que "les lycéens et les collégiens d'Adrar sont, pour le moins, fantaisistes", Boucetta ajoutait: "Surtout lorsqu'on apprend que le seul motif de ce mouvement d'humeur se rapporte à des raisons climatiques". Le commentateur "politique" conclut que  Les lycéens et collégiens sont les instruments d'un complot :  " Il ne faut pas être devin pour penser que cette manifestation n'est pas si spontanée que cela."

Bac sous 50°, sans clim?

Le même jour dans le journal Reporters-dz, c'est un autre son de cloche. Younès Saâdi écrit le 28 avril : "Un véritable mouvement de lycéens est en train de se former au Sud. L’un après l’autre, les lycées des wilayas d’Illizi, d’Adrar, d’In Salah et autres boudent les bancs des classes pour protester contre le planning des examens du troisième trimestre des première et deuxième années secondaires décidé par le ministère de l’Education nationale". Des témoignages locaux sont recueillis par le journaliste : « Les lycéens ainsi que leurs parents estiment impossible de tenir les épreuves de fin d’année en juin". "En ce mois, la température dépasse les 50°C". "Les établissements scolaires ne sont pas équipés de climatiseurs et ne sont pas également construits selon les normes d’isolation thermique". "Est-il possible de se concentrer sous une température dépassant les 50°C ? ».

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