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Publié par Saoudi Abdelaziz

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Après l'annonce de la contestation judiciaire par l'Etat du rachat du groupe El Khabar, en difficultés financières, par le milliardaire sauveur Rebrab, on observe la mobilisation néolibérale habituelle en faveur de la liberté d'investissement, y compris celle d'utiliser des filiales pour contourner les obstacles juridiques qui contratrient cette concentration de titres de presse au main d'une seule personne.

Par delà la querelle sur la légalité juridique des sociétés anonymes écrans, la question posée par le citoyen politisé ordinaire  c'est : pourquoi la loi ne s'applique pas à son riche congénère Ali Haddad, ce patron de conglomérat -proche du premier cercle du pouvoir- qui préside la principale organisation patronale?

Ce matin Leïla Beratto note dans El Watan, "Si la vente est annulée par le tribunal administratif, les problèmes financiers d’El Khabar resteront très importants. Trop importants peut-être pour parvenir à survivre".

Hier, dans le même quotidien, dans la conclusion de sa chronique, Chawki Amari, mettait le doigt sur le problème :

"Il faudrait en réalité interdire aux puissances d’argent de contrôler les médias, afin que ceux-ci appartiennent à des collectifs de journalistes. Réalisable ? Difficile, car il faudrait déjà éloigner les puissances d’argent de l’Etat".

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Safiya 29/04/2016 22:33

Je m'étais posé la question dès les premières lignes quant à Haddad, arrivée au paragraphe évoquant la question de l'Algérien ordinaire "pourquoi la loi ne s'applique pas à son riche congénère...." (qui m'a, entre nous, ravie de constater, par là, que je comptais parmi les Algériens ordinaires), je me suis dit, Haddad serait-il un riche congénère fictif ? Serait-il un milliardaire "écran" pour ne point inquiéter les "autorités" comme le fait Rébrab ? Ne serait-il qu'un "prête-nom" ? Le deux-poids deux-mesures est tel que toutes les suspicions sont permises.