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Publié par Saoudi Abdelaziz

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Le régime est dans l'impasse, selon Mohamed Saadoune

(...) Le mauvais spectacle donné par le pouvoir a été saisi au vol par les bavards -souvent programmés- de l'Algeria-bashing qui roule en réseau, hait "le peuple" qui ne "sort pas dans la rue" et qui se considèrent comme supérieurs, plus "conscients" (nous ne sommes pas comme "eux", nous les gens "chics", n'est-ce pas ?) pour pousser à la démoralisation de la nation.

Cela arrive à un moment où, osons le dire, l'Algérie joue sa survie, son avenir, car les ressorts sur lesquels s'appuie un régime finissant sont usés, cassés et inopérants. Mouloud Hamrouche dont les sorties ne sont plus des critiques à l'égard du régime mais l'expression, froide et calme d'une immense inquiétude à l'égard d'une menace existentielle, a souligné que le "système de gouvernance est en crise. Il semble, qu'il ne peut plus produire d'alternatives politiques ou d'alternatives économiques. " Feu Abdelhamid Mehri, militant au long cours, faisait le parallèle entre l'interminable crise actuelle et le marasme dans lequel se trouvait le mouvement national entre 1945 et 1954. A la différence, qui n'est pas mince, que les aînés se battaient pour faire renaître un pays, une nation et que nous devons, par les moyens de la politique, nous battre pour les remettre en marche et ne pas les perdre.

Le régime est dans l'impasse et il ne dispose pas des moyens, ni d'institutions pour en sortir. L'Algérie est dans un "que-faire ?" angoissant car elle ne dispose pas - c'est la réussite la plus morbide de l'Etat-Drs- de médiations crédibles, sérieuses en mesures d'imposer, avec le soutien de la population, une issue, une sortie. Et ceux qui ne s'aveuglent pas savent que quand un pays important (l'Algérie pour de nombreuses raisons) est en crise et n'arrive pas à la résoudre en interne, le poids des acteurs extérieurs devient démesuré.

Ceux qui ne s'aveuglent pas savent que des nations ont été cassées, brisées ou remodelés selon les intérêts des puissants. L'Algérie est trop importante pour que ces puissants acteurs extérieurs s'en désintéressent. Et ils pèsent déjà trop.

Nous le savons tous : nous devons trouver, en nous, avec le " marasme actuel", les moyens de dégager une solution nationale afin d'éviter la solution par l'extérieur. L'hyper-sensibilité du pouvoir à ce qui s'écrit ou se dit à l'extérieur devrait nous alerter encore davantage. Nous devons la trouver en sachant d'emblée que les solutions putschistes ont vécu et sont inopérantes, ce qui ne veut pas dire que l'armée n'a pas de rôle dans la solution.

Un consensus politique national pour un changement ordonné du régime pour aller vers une démocratie sérieuse qui rétablirait les capacités des gouvernants à faire face aux pressions extérieures est une nécessité impérieuse. C'est cette option qui est sur la table nationale. Elle est la seule avant que l'on finisse par décider pour nous dans une table étrangère.

Extrait de l'article intitulé Deux ans après l'élection présidentielle, l'Algérie en quête d'une sortie du "18 rue de l'impasse", paru sur HuffPost-Algérie

Daech cible les Frères Musulmans

Le dernier numéro de Dabiq (numéro14), magazine de l’organisation terroriste Daech est largement consacré aux Frères Musulmans, qualifiés d’apostats. En couverture du magazine, l’ancien président égyptien, Mohamed Morsi. Toutes les organisations proches de la Confrérie sont vilipendés. Ismaïl Haniyeh, figure du mouvement palestinien Hamas est traité de taghut. Sur le plan religieux, Daech amalgame la Confrérie avec le « madhab murjite » – considéré comme un credo disparu aujourd’hui, mais qui est souvent utilisé par les jihadistes pour critiquer leurs opposants. De nombreuses figures sont citées, jusqu’à des parlementaires tunisiens ou des figures de la vie politique égyptienne comme l’opposant au long cours Abdel Moneim Aboul Fotouh. Daech profite aussi de l’occasion pour régler ses comptes avec son concurrent Al Qaïda, en s’en prenant à une des principales figures théoriques du mouvement, Abu Musab Al Suri, issu des Frères syriens, tandis  que Ayman Al Zawahiri, leader d’Al Qaïda est raillé comme simple marionnette des talibans afghans.

Les Américains aiment immodérément les paradis fiscaux

Certains s’étonnent de ne pas voir apparaître le nom de sociétés américaines parmi les documents publiés par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ). Pourtant, selon un rapport publié jeudi 14 avril par l'organisation caritative Oxfam America, les États-Unis font globalement un usage immodéré des paradis fiscaux. D’après le document, les cinquante plus grands groupes américains détiennent ainsi plus de 1 600 filiales dans des paradis fiscaux, qui totalisent des avoirs de 1 400 milliards de dollars. « Il ne s’agit que de la partie émergée de l’iceberg », souligne toutefois l’organisation, qui rappelle que la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme de la Bourse américaine, n’oblige à déclarer que les filiales où les investissements représentent plus de 10 % des actifs consolidés d’un groupe ou bien celles dont les revenus sont supérieurs à 10 % de ces mêmes actifs".

 

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