Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

El Hadjar,octobre 2015. Photo DR

El Hadjar,octobre 2015. Photo DR

Le haut fourneau sera remis en service, "En février 2016, au plus tard" aurait promis Kamel Djoudi le Pdg du groupe IMetal sur les ondes de la chaîne3, en octobre 2015. La rédaction d' El Watan l'attendait au tournant et publie dès le 1er mars un article rappelant cette promesse. Le quotidien conclut : "Ainsi, le ministre de l’Industrie et son conseiller, le PDG d’Imétal, ont failli dans leur stratégie d’investissement et le complexe sidérurgique d’El Hadjar en est l’irréfutable preuve". C'est une conclusion prématurée espèrent les aficionados du fleuron sidérurgique national.

En fait, El Watan a fait preuve  de précipitation en ne recoupant pas l'information sur les engagements d'IMetal. La navigation internet est un bon moyen de vérifier. On peut lire sur une dépêche du 17 octobre de l'agence APS : "Les travaux de réhabilitation et de modernisation du haut fourneau n° 2 du complexe sidérurgique d’El Hadjar doivent être exécutés "dans les délais contractuels" afin de permettre sa remise en service "en mars 2016 au plus tard", a souligné le ministre de l’Industrie et des mines, Abdeslam Bouchouareb".

Les choses avaient l'air d'avancer, le 18 janvier, lorsque le quotidien Liberté titrait: " Le complexe sidérurgique d’El-Hadjar conclut un partenariat avec la SNTR : Il lui confie le transport des commandes d’approvisionnement et la production". Cet accord concernera, en amont, les opérations d’approvisionnement en coke importé et à transporter du port de Annaba au site d’El-Hadjar pour une quantité annuelle évaluée à 500 000 t, ainsi que le transport des pièces lourdes à acheminer vers le complexe sidérurgique dans le cadre de l’application du programme de rénovation des installations. Le groupe SNTR se chargera également d’acheminer la production du complexe en direction des neuf dépôts de distribution répartis au nord du pays.

L'article d'El Watan du 1er mars sera peut-être utilisé dans  l'école de journaliste comme exemple à ne pas suivre. On relève quand même les propos d'un certain Maître Nasr Eddine Lezzar, avocat d’affaires sur le statut du complexe. Commentant «Le maintien de Lakshmi et la non-réalisation du transfert annoncé de ses actions à la partie algérienne", il conclut: "La non-validation par le CPE d’un processus aussi important, six mois après son annonce officielle, est le signe, me semble-t-il, de divergences au sein des centres de décision et d’une pluralité de cercles d’intérêts qui gèrent ce dossier.»

 

Commenter cet article