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Publié par Saoudi Abdelaziz

Pour l'instant Le pouvoir n'a que les salaires dans le collimateur pour sa politique d'austérité. Le haut fourneau n° 2 ne sera pas mis en service avant la fin du mois de mars, comme s'y était pourtant engagé le ministre Bouchouareb. Les Algériens restent dans l'ère du soupçon.

Comment ajuster les salaires 

"En période de crise financière justement, ici comme ailleurs, la question salariale a toujours été une variable d’ajustement difficile à négocier et, in fine, à trancher entre les partenaires sociaux et les pouvoirs publics pour construire un consensus", écrit dans Liberté Mustapha Mekideche vice-président du CNES. "Partenaires sociaux"? Pour l'heure ceux que l'expert a sous la main comme "variable d'ajustement", ce sont les salaires pour lesquels il présente un "profil acceptable de modération" et propose donc une démarche pour aboutir à un compromis. Il note malgré tout :"Certes, on ne pourra pas construire un compromis acceptable par les syndicats si on évacue les conséquences découlant du niveau d’inflation et de la pente du démantèlement progressif des subventions annoncé par le ministre des Finances". Et ajoute : "Mais on ne pourra pas non plus faire accepter politiquement et socialement un accord si les titulaires des revenus et des patrimoines les plus élevés ne sont pas concernés, eux aussi, par les sacrifices à consentir". Quelle place pour la masse de capitaux informels échappant au fisc dans ses variables d'ajustement. Aucune proposition sur "ce segment gris" mais un pari hasardeux sur sa bonne volonté : " il a encore près d’une année pour se mettre en conformité et/ou participer à l’emprunt national qui est annoncé, en attendant de formaliser se activités".

En attendant le haut-fourneau

Pour les projets industriels en Algérie, quand plus on avance vers l'échéance plus elle recule. L'Algérien ordinaire est depuis longtemps entrée dans l'ère du soupçon. La réhabilitation du haut-fourneau n°2 ce ne sera pas pour mars. C'est la principale nouvelle qui ressort de la visite du Premier ministre au complexe sidérurgique d'El Hadjar. Ce n'est pas Sellal qui s'engage sur de nouvelles échéances, il laisse prudemment ce soin à un "cadre" qui nous apprend que «les travaux de sa réhabilitation seront achevés au mois de mai prochain, mais d'autres installations seront prêtes d'ici à août prochain». "En attendant note Ghania Oukazi du quotidien d'Oran, le complexe s'appelle toujours Arcelor Mittal".

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