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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Les services douaniers et ceux du fisc occupent les devants de la vraie actualité. Il faudrait sans doute leur accorder plus d'attention. Mais pour cela, mieux vaut se détourner des petites phrases lancées dans la cirque ambulant des frères Saïdani-Ouyahia, au grand bonheur de TSA-Algérie le site politico publicitaire qui mange à tous les rateliers. 

La politique douanière avec l'Europe est le résultat de trente années de deal fructueux entre d'une part les intérêts prédateurs algériens influant sur la répartition des ressources financières, et d'autre part les multinationales exportatrices contrôlant l'administration de Bruxelles.

Sur le papier et sur le terrain, cette alliance du business a influé de manière décisive sur l'établissement de tarifs douaniers, favorisant l'importation des produits européens tout prêt à l'usage et la désindustrialisation qui en découle. Cette alliance conduit en effet à rendre peu attractifs les investissements nationaux et étrangers dans la sphère productive algérienne.

L'Etat a oublié 

Le désastre n'a été possible que parce que l'Etat algérien a perdu de vue le consensus national pour qui a été forgée depuis le déclenchement de l'insurrection nationale en faveur de l'ambition nationale productive. Et s'il ne l'a pas fait, c'est d'abord à cause de l'influence corruptrice que cette alliance du businessman algéro européen  exerce sur les structures de notre Etat et sur l'establishment. Cet état de dépendance a été renforcé durant la décennie noire, pendant laquelle l'ambition économique de l'Etat a été neutralisée à la faveur des conditionnalités du FMI, combinées à la diversion de la fitna, détournant l'attention. Que ces facteurs soient prémédités ou ont existé "par la force des choses" importe peu: le résultat est là.

La neutralisation de l'Etat s'est poursuivie au 21è siècle, à la faveur de ressources financières considérables. Elle prend le masque du label néolibérale, qui cache et justifie la soumission de l'Etat algérien aux intérêts particuliers. Ceux des économistes-idéologues bcbg qui ont  théorisé ce nouveau masque, se lamentent aujourd'hui, comme M. Temmar, sur la mise à l'écart de l'Etat de son rôle économique. 

Soutenir les vrais patriotes

Grâce aux tarifs douaniers et à la revente des produits importés, des fortunes algériennes bi-nationales considérables ont été accumulées, ici et en Europe. Les appels "bienveillants" du gouvernement garantissant leur blanchiment ne sont pas entendus. Faut-il continuer la danse du ventre ou leur imposer par un minimum de fermeté le droit chemin fiscal? Car ces fortunes, ne peuvent pas toutes être camouflée, elles sont en partie à portée de main des agents du fisc. L'imposition de ces grandes fortunes est un critères-clé de l'action de l'Etat, surtout en ces temps où l'équité fiscale est vitale pour la cohésion nationale.

 Dans la dernière période on observe, au sein du secteur économique public comme dans des corps de l'Etat, la montée de l'exigence de moyens efficaces pour accomplir leurs missions. Ainsi, placé au coeur de la démission de l'Etat, les agents du Fisc et des Douanes semblent ne plus vouloir cautionner l'abandon de l'intérêt national. Les agents des administrations du fisc et des douanes semblent refuser de fermer les yeux.

 

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