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Publié par Saoudi Abdelaziz

Les mobilisations de rue sur des questions sensibles liées au "modèle économique", annoncé par le Premier ministre pour avril prochain, seront-elles tolérées? Les articles de nouvelle Constitution sur la liberté d'action associative ne peseront pas lourd, si le pouvoir juge inopportune l'intervention populaire dans des enjeux "stratégiques" concrets qui touchent ^pourtant à la vie quotidienne. Quelques signes troublants.

Y a t-il des consignes données aux forces de police pour empêcher que les associations n'aident la population à donner de vive-voix, pacifiquement et de manière organisée, son avis sur les questions sensibles? Et notamment lorsque les couches populaires veulent que l'on mette des garde-fous sérieux à la politique d'austérité annoncée.

Il y a un mois, on avait déjà  observé un événement particulièrement inquiétant : la répression dure et minutieusement préparée, visant les animateurs d'une manifestation contre la vie chère à Skikda. On n'excluait pas alors que ce zèle répressif vient de ce que la manifestation coïncidait avec la visite du Dauphin n°X dans cette ville.

Mais la récidive, hier, à Béjaïa est plus que troublante. Dans cette ville à forte densité associative, la police a créé la surprise en raflant des militants associatifs conduisant une action populaire contre le fait que l'administration tolère la hausse inconsidérée des des tarifs de transport qu'elle a elle-meme fixé. La ligue locale des Droits de l'homme (Laddh) de Béjaïa appelle «les autorités locales de la wilaya de Béjaïa à lever toutes les entraves à l'encontre de l'exercice du droit d'association et de réunion et libérer les membres de l'Adic et à ne retenir aucune suite à leur encontre». Cette appel est partagée par les organisations et les élus du FFS et du RCD.

 

 

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