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Publié par Saoudi Abdelaziz

Messaoud Chettih, ancien responsable d'El Hadjar. Sa longue détention  a permis la privatisation du complexe d'El Hadjar. Photo DR

Messaoud Chettih, ancien responsable d'El Hadjar. Sa longue détention a permis la privatisation du complexe d'El Hadjar. Photo DR

Il y a parfois dans la classe politique algérienne des poussées de fièvres fracassantes de forces opposées. Hier, cela s'est fait  le même jour, comme à un signal. Rien dans la conjoncture ne l'expliquerait, au contraire puisque les uns et les autres mettent en relief les "dangers extérieurs". Cela laisse pensif. Ont-ils donc des rendez-vous de lutte, dans un calendrier dont nous ignorons les dessous? Qu'est-ce qui, dans la situation actuelle, les pousse à sortir la grosse artillerie tous ensemble les uns contre les autres et à mener ces combats de béliers? La future succession? Va savoir...

Saïdani lâche une bombe sur les dessous du régime, du temps de la toute puissance du DRS, en dissertant sur la vague de répression contre les cadres publics dans les années 90. C'est pour "charger Toufik et Ouyahia", titre Liberté sur 8 colonnes à la une.Tandis que sur l'autre versant, pas de révélations, mais un net durcissement  de la condamnation du pouvoir. Sans rémission. Benflis dit : "Crise de régime sans précédent". Hamrouche renchérit : “Le système ne peut plus produire d’alternatives”,«Ce pouvoir ne peut produire du développement» . Makri dit: “Le programme du Président est un échec” tandis que Ali Yahia explique: c'est une "dictature" conduite par “un monarque de droit divin”. Sofiane Djilali conclut : "Prenez vos chaises et partez"

Mains propres pour opération noire

Le secrétaire général du FLN fait l'impasse sur cette question préjudicielle: qu'elle était l'objectif  poursuivi par cette opération "mains propres"? Des cadres du secteur public, poursuivis par fourgons entiers, dans les années 90, mis en prison ou au placard, après des enquêtes du DRS. Le secrétaire général du FLN met cette chasse aux sorcières sur le compte d'une déviation policière et autoritaire, sans aller au fond des choses.

Rappelons nous, ce 21 février 1996.Les principaux dirigeants de Sider qui coiffait le fleuron sidérurgique d’El Hadjar, alors public, étaient mis en prison avec des chefs d'inculpation gravissimes. Le principal inculpé était Messaoud Chettih, alors PDG de Sider. Il sera condamné, le 23 octobre 1997, à dix ans de prison, puis réhabilité à la va vite au bout de 40 mois de détention.  El Kadi Ihsan écrira plus tard : « La longue détention arbitraire de Messaoud Chettih, DG de Sider a accéléré la privatisation d’El Hadjar… »

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