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Publié par Saoudi Abdelaziz

Le règne du surprofit indu se poursuit, au détriment des salariés et des plus pauvres. "Appauvrir les riches et enrichir les pauvres est une discrimination négative qui aura des répercussions néfastes dans une société", écrit pourtant un éditorialiste pour expliquer l'inutilité d'un parti progressiste comme le PAGS, qui luttait fermement contre les inégalités et qu'on a étranglé pendant que s'étendait sur le pays le règne du surprofit et de l'argent facile.

Le surprofit est la règle

Défaut de garantie, défaut d’information sur les conditions de vente, augmentation indue entre bon de commande et facture finale, pratiques contractuelles abusives, refus délibéré de répondre aux convocations. Depuis que le ministère du commerce s'est enfin décidé à mettre le nez dans les pratiques des concessionnaires automobilesles enquêteurs ont mis à nu de nombreuses infractions, jusqu'ici hallal. Les pouvoirs public ne se sont décidés qu'en automne 2015 à faire leur travail, et encore à titre "expérimental". Il est vrai que ces concessionnaires dépendent tous d'une manière ou d'une autre des conglomérats dirigés par des patrons de choc, comme les Rebrab, Haddad et autres oligarques chez lesquels le syndicat est interdit de facto.

Est-ce pour donner le change, ou pour s'immerger dans le monde du travail, longtemps abandonné par le ministère du travail? Les inspecteurs de l'Inspection régionale du Travail d'Oran ont effectué durant l'année 2015 « 38.170 visites de contrôle, ayant donné lieu à l'établissement de 13.778 mises en demeure, 9.222 procès-verbaux d'infraction, 4.371 observations ». Ces actions de contrôle concernent notamment la non déclaration des travailleurs, afin d'assurer la couverture sociale, le respect du salaire minimum, et  de manière générale, le respect des droits fondamentaux des travailleurs. L'Inspection précisé que la majorité des infractions ont été enregistrées dans le secteur privé national et surtout dans le secteur des services et du BTPH.

Pas de repas chaud dans des écoles de Guelma

"Disparités dans le fonctionnement des cantines scolaires". titre le journal Liberté. Disparités? L'euphémisme désigne une réalité plutôt scandaleuse: plus de la moitié des écoles primaires de la ville de Guelma, où se trouve le siège de la wilaya, ne disposent pas de cantines. Hamid Baali, le correspondant du journal, rapporte que "de vastes réfectoires ont été aménagés en logements d'astreinte, en bureaux, en salles de cours ou en entrepôts, et ceci concerne les écoles Mouloud-Feraoun, Khélil-Mokhtar, Habbèche-Bachir et autres". Cette réalité fait parti des écarts quasi systémique entre les politiques officielles et les réalités du terrain. "En ce début de mois de février particulièrement pluvieux et froid, des parents interpellent les autorités locales afin qu'une solution intervienne dans ces écoles défavorisées et permette à tous les enfants de bénéficier à midi d'un repas chaud, aussi modeste soit-il".

Diagnostic post-mortem du PAGS

Le PAGS est "né dans les pires moments de la clandestinité et de l'étouffement de l'opinion différente. Les institutions du pays étaient sous le contrôle de la pensée unique et de la force militaire. (...). Que reste-t-il, aujourd'hui, de cette élite avant-gardiste ?" interroge Ahmed Farrah dans un éditorial du Quotidien d'Oran" intitulé "Le PAGS ou Don Quichotte contre les compradores". Il affirme sa préférence pour le "social-libéralisme" de la lointaine Scandinavie et donne le diagnostic post-mortem du décès du PAGS:

"S'arcbouter sur une idéologie égalitariste qui assujettit l'homme plus qu'elle ne le libère est un aveuglement intellectuel désastreux. L'égalité entre les individus est une chimère dogmatique et est contraire aux lois de la nature."

"Appauvrir les riches et enrichir les pauvres est une discrimination négative qui aura des répercussions néfastes dans une société. Les forces antagonistes se déchirent, l'inertie s'installe et les richesses fondent comme une peau de chagrin, conduisant à l'extinction de l'initiative et de l'effort, et de là, à la fin de tout l'ensemble" 

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