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Publié par Saoudi Abdelaziz

Cuba récupère son rhum volé

"Le Français Rhum Pernod-Ricard vient de remporter une bataille historique contre la multinationale du rhum Barcadi qui usurpait depuis 1994 la marque Havana Club sur le marché étasunien". Le chercheur universitaire Salim Lamrani explique : "En effet, le Bureau des marques et des brevets des Etats-Unis a décidé que Cuba était le propriétaire légitime de la plus célèbre marque de rhum au monde. L’île délègue la commercialisation internationale de ce produit à l’entreprise française de spiritueux. Ainsi Pernod-Ricard, qui a obtenu l’enregistrement de la marque, pourra vendre le rhum Havana Club sur le marché des Etats-Unis dès que les sanctions économiques seront levées". 

... et accueille les investissements

"Un investissement conséquent est actuellement effectué par le Brésil à quelques kilomètres de La Havane pour créer une plateforme portuaire dans la perspective d’une levée de l’embargo et de l’élargissement du canal de Panama (le port de Mariel). Il y a également des approches en direction du Mexique, qui traditionnellement a été le grand pays voisin n’ayant jamais isolé Cuba. Il a en effet été l’un des rares soutiens latino-américains pendant les années difficiles, même s’il s’était éloigné à la fin des années 1990. Aujourd’hui, il semblerait que cette page ait été tournée et que les relations diplomatiques s’améliorant, l’économie devrait suivre. Avec l’amélioration des relations avec l’Amérique latine, l’ouverture sur l’Europe et également sur l’Asie, en particulier sur la Chine, Cuba attend un renforcement de son économie à travers des investissements étrangers dans le tourisme, la prospection pétrolière, l’exploitation du nickel, etc.".  Jean-Jacques Kourliandsky chercheur à l'IRIS.

Les électeurs américains allergiques à l'establishment

"Il est loin de temps où l’on pouvait croire que l’élection du successeur d’Obama à la Maison blanche se jouerait entre les dynasties Bush et Clinton, à coup de millions pour financer des campagnes mirobolantes". écrit dans le journal Le Monde.fr, Laurence Nardon responsable du programme Amérique du Nord à l’Institut français des relations internationales (Ifri). Dans son point de vue intitulé "Etats-Unis, le succès des candidats antisystème signe la faillite des partis politiques", il note: "Le retour de l’électeur dans le processus démocratique est la bonne nouvelle des primaires américaines de 2016. Depuis l’arrêt Citizens United de 2010, par lequel la Cour suprême ôtait tout plafond aux contributions de campagne des entreprises et des syndicats, les observateurs s’inquiétaient en effet du rôle démesuré de l’argent dans les campagnes électorales et la politique du pays en général. L’establishment des deux Partis semblait s’être résigné à sacrifier l’intérêt de ses électeurs à celui de ses donateurs. On peut donc voir dans la campagne de 2016 la fin d’une époque de la politique américaine, celle de l’argent-roi – car l’électeur, in fine, refuse de jouer le jeu. En délaissant les candidats « mainstream », dont les programmes privilégient les élites contre les classes moyennes, il montre que l’argent des donateurs ne peut acheter une élection".

Dégoûtage à la française

« Maintenant que tous les dégoûtés sont partis du gouvernement, il ne reste que les dégoûtants. » la phrase est de Jean-Luc Mélenchon qui affirme dans le Journal du dimanche: "Hollande aura réussi à disqualifier jusqu'au mot de "gauche" lui-même. Aujourd'hui, les gens n'ont plus de repères politiques : pour eux, droite et gauche sont deux blocs faisant la même politique. Le clivage est davantage entre le peuple et la caste des puissants. En France, la misère est devenue muette, et personne ne parle en son nom. Dans notre pays, toutes les peurs se cumulent pour donner un état d'esprit résigné. Le paradoxe est terrible car les Français, d'après un sondage, sont le peuple le plus anticapitaliste du monde, celui où seulement 15% de la population pense que ce système marche bien".

Le virus était déjà là

Dans une opinion parue  dans les quotidien le Monde et Les Echos, l'anthropologue économiste  pauljorion.com évoque " des institutions européennes – et déjà alors qu’elles n’ont encore qu’une forme embryonnaire – adoptant en 1947 les catégories normatives américaines lors des accords du GATT (General Agreement on Tariffs and Trade) ou se coulant l’année suivante dans les nomenclatures comptables imposées pour rendre compte de l’utilisation des fonds dispensés par le plan Marshall. Le virus de l’ultralibéralisme était déjà là et la contamination de l’Europe naissante eut lieu parce qu’il lui fut transfusé avec le GATT et le Plan Marshall. Elle a grandi ensuite avec ce virus dans le sang."

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