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Publié par Saoudi Abdelaziz

Extraits du téléfilm de Mustapha Badie (1974), d'après "La Grande maison" le roman de Mohamed Dib, paru en 1952

Musiciens et militants dans les rues d'Alger

Des militants de parti collant des affiches dans le rues d'Alger pour appeler à un meeting, c'est l'événement de ce début d'année. Parmi ces jeunes, certains ont été appréhendés pour «affichage illégal", mais relâchés après quelques heures passés aux commissariats de Ben-Aknoun et d'Alger-centre. Le blogueur qui attend la survenue de nouvelles moeurs politiques débloquant la vie citoyenne d'en bas, serait tenté de dire que la libération rapide de ces militants de terrain, indique que le système de contrôle interdisant toute vie politique dans "la rue d'Alger" est interloqué et peine à trouver les nouvelles marques pour s'adapter aux nouvelles réalités militantes... et aux nouveaux crédos constitutionnels affirmés par les chefs.  Et il faut bien que le général Hamel se résigne à faire accepter à ses troupes la présence militante dans les rues d'Alger du XXIè siècle. Les musiciens de rue ont donné le signal, ont été expulsés de la rue par la "force publique" puis ont obtenu gain de cause.

Mono-nationaux doublement indigènes

Nos médias n'en ont que pour les binationaux. Aucun  reportage ou recueil de propos des émigrés algériens qui, en France, ont opté pour la nationalité exclusive du bled, comme c'est le cas du blogueur. En attendant des estimations plus détaillées, je peux d'ores et déjà affirmer que du côté de leur Etat, ils sont classés dans la dernière catégorie, traités comme des "indigènes" du deuxième collège dans leurs propres consulats (lorsqu'ils sont dépourvus de piston), et accueillis avec des pincettes dans les administrations du pays d'accueil.

POST SCRIPTUM

Mohamed Dib censuré à Tlemcen

"Le documentaire sur le grand écrivain Mohamed Dib, a disparu dans les tiroirs de l'APW de Tlemcen rapporte Khaled Boumediene dans Le Quotidien d'OranCe projet porté par l'auteur réalisateur Brahim Hadj Slimane avait pourtant été avalisé par l'APW en juin 2015 et une subvention devait être débloquée.

L'universitaire Naget Khadda écrivait il y a dix ans: « L'oeuvre littéraire de Mohammed Dib, commencée à la fin des années dix neuf cent quarante est aujourd'hui la plus importante de la production algérienne en langue française. Elle est aussi celle qui manifeste un renouvellement constant des formes et des thèmes en même temps qu'une grande continuité et une indéniable unité.»

Le journaliste raconte les mésaventure du cinéaste : "C'est un artiste décontenancé que nous avons rencontré jeudi dernier à son retour d'Alger où il avait présenté, le 30 janvier dernier, son dernier film documentaire « Exils intérieurs, exils extérieurs», qui aborde les destins douloureux des intellectuels, artistes et journalistes durant les années 90 en Algérie". et sur lesquels nous reviendrons (...) Il était content d'y annoncer le déblocage incessant de la subvention qu'il avait sollicitée pour ce film. « Mais, j'étais inquiet quand même et je l'ai exprimé sur Canal Algérie », nous a-t-il confié, très touché de se rendre compte qu'on le faisait tourner en rond et qu'on l'avait épuisé dans d'interminables attentes et allers et venues. 

«Cela fait trois ans que j'avais d'abord déposé un dossier au ministère de la Culture, à l'époque de l'événement Tlemcen 2013, capitale de la culture islamique, puis à l'APW de Tlemcen en 2014. J'ai été ensuite reçu par le président de l'APW puis par le wali de Tlemcen, qui ont tous les deux approuvé mon projet". 

Seulement, l'APW a attribué des subventions à de nombreuses associations de la wilaya en 2015, sauf moi ! Pourquoi donc m'a-t-on privé de celle-ci ? » a ajouté Brahim Hadj Slimane. Ce dernier vient de fonder l'association culturelle «Eclosions tlemcéniennes». Le comble est que le documentaire en question concerne l'époque tlemcénienne de Mohamed Dib, celle de la fameuse trilogie Algérie, dont la génération des années 70 se souvient avec nostalgie, à travers le feuilleton El Hariq de Mustapha Badie. 

C'est ce Tlemcen que Brahim Hadj Slimane veut en chercher les traces dans les mémoires et les lieux. "

 

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