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Publié par Saoudi Abdelaziz

Platon (427-347 avant JC) philosophe de la Grèce antique, élève de Socrate et professeur d'Aristote.

Platon (427-347 avant JC) philosophe de la Grèce antique, élève de Socrate et professeur d'Aristote.

La malédiction de Kadhafi poursuit Sarkozy

"Beaucoup d'Algériens se réjouissent, secrètement ou publiquement, des malheurs de l'ancien président français. Ce ne sont pas les raisons qui manquent. Mais dans toutes ces attitudes, on ne peut occulter cette injustice suprême : Sarkozy n'est pas inquiété pour avoir contribué à la désintégration d'un pays, la Libye, ni pour avoir provoqué, par ricochet, la destruction d'un autre pays, le Mali ; il n'est pas menacé pour avoir, peut-être, reçu de l'argent de Kadhafi -l'affaire est en cours d'instruction- ; il est poursuivi pour une vulgaire affaire de fausse facture. Les morts libyens et maliens ne comptent pas." Abed Charef

"On est bien loin des tristes prophéties sur la fin de l’histoire".

C'est ce que note Thomas Piketty dans son article « Le choc Sanders ».

"Le succès remporté aujourd’hui par Sanders montre qu’une bonne partie de l’Amérique est lassée de la montée des inégalités et de ces pseudo-alternances, et entend renouer avec l’agenda progressiste et la tradition égalitaire américaine. Hillary Clinton, qui se battait à gauche de Barack Obama en 2008, notamment sur l’assurance-santé, apparaît aujourd’hui comme la tenante du statu quo, l’héritière du régime politique Reagan-Clinton-Obama. Bernie propose clairement de rétablir la progressivité fiscale et un salaire minimum élevé (15 dollars par heure). Il y ajoute la gratuité de la santé et de l’université, dans un pays où l’inégalité d’accès aux études a atteint des sommets inouïs, et met en évidence un gouffre béant avec les lénifiants discours méritocratiques tenus par les gagnants du système. Le Monde.fr . (Piketty est Directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Ecole d’économie de Paris).

Maître djihadiste: indic, infiltré ou repenti?

Le reportage de Philippe Engels dans Marianne est foisonnant. Il se lit comme un polar. Il décrit notamment les curieuses relations entre un certain Abdelkader el-Farssaoui maître djihadiste et les services occidentaux. L'homme était placé au cœur des grandes affaires : attentats de Londres de 2009, l'action de Mohamed Merah de 2012, le recrutement et convoyages vers la Syrie jusqu'en 2013. Avant que les Occidentaux ne changent de fusil d'épaule, le djihadisme étant devenu incontrôlable. Le titre du reportage, "Les services belges infiltrés par un indic" est proprement surréaliste. Surtout après avoir posé la question  "Pourquoi, surnommé Abou Jaber, jouit-il d'une immunité qui lui permet d'échapper à une inculpation et à son renvoi devant un tribunal ? ".

POST SCRIPTUM

Boudjedra et Calliclès

"Oui un peuple qui ne pratique pas le réflexion psychologique est un peuple voué à la stagnation éternelle ou à la mort lente". Rachid Boudjedra (TSA-Algérie)

Bon sujet pour le prochain bac. Relisons Gorgias l'oeuvre majeure de Platon où le personnage de Calliclès représentait les thèses populaires de mépris de la philosophie. Il s'adresse à Socrate en ces termes:

 « Il est beau d’étudier la philosophie dans la mesure où elle sert à l’instruction et il n’y a pas de honte pour un jeune garçon à philosopher ; mais, lorsqu’on continue à philosopher dans un âge avancé, la chose devient ridicule, Socrate, et, pour ma part, j’éprouve à l’égard de ceux qui cultivent la philosophie un sentiment très voisin de celui que m’ins­pirent les gens qui balbutient et font les enfants. Quand je vois un petit enfant, à qui cela convient encore, bal­butier et jouer, cela m’amuse et me paraît charmant, digne d’un homme libre et séant à cet âge, tandis que, si j’entends un bambin causer avec netteté, cela me paraît choquant, me blesse l’oreille et j’y vois quelque chose de servile. Mais si c’est un homme fait qu’on entend ainsi balbutier et qu’on voit jouer, cela semble ridicule, indigne d’un homme, et mérite le fouet. C’est juste le même sentiment que j’éprouve à l’égard de ceux qui s’adonnent à la philosophie. J’aime la philo­sophie chez un adolescent, cela me paraît séant et dénote à mes yeux un homme libre. Celui qui la néglige me paraît au contraire avoir une âme basse, qui ne se croira jamais capable d’une action belle et généreuse.

Mais quand je vois un homme déjà vieux qui philosophe encore et ne renonce pas à cette étude, je tiens, Socrate, qu’il mérite le fouet. Comme je le disais tout à l’heure, un tel homme, si parfaitement doué qu’il soit, se condamne à n’être plus un homme, en fuyant le cœur de la cité et les assemblées où, comme dit le poète , les hommes se distinguent, et passant toute sa vie dans la retraite à chuchoter dans un coin avec trois ou quatre jeunes garçons, sans que jamais il sorte de sa bouche aucun discours libre, grand et géné­reux. »

Nota-bene. C'est juste pour égayer le blog

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