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Publié par Saoudi Abdelaziz

Mis en ligne le 6 février 2016, 10:22

Le peuple constituant, ce ne sera pas pour cette fois-ci. La Constitution révisée sera encore une fois un texte octroyé par le régime, sans même, cette fois-ci, un débat parlementaire de routine.La procédure utilisée pourrait indiquer que l'"on" a choisi d'opter pour une sorte de présidentialisme de rupture, lors les trois prochaines années du mandat de Bouteflika.

Dans quelle direction?

Les modifications apportées à la Constitutions ne pourront être évaluées que lorsqu'elle passeront au stade de leur mise en forme, dans des lois concrètes dites "organique". 

La question cruciale qui avait marqué le printemps de 2011 reste posée à Bouteflika. Sera-t-il en mesure -comme il semble encore le souhaiter- de contribuer à transformer les règles en vigueur qui freinent gravement le développement national- démocratique, et qui par leur persistance favorisent la venue d'un redressement néolibéral autoritaire et anti-populaire.

Les lois organiques nouvelles et l'action concrète des institutions qui découlent des articles constitutionnels, favoriseront-elles au contraire la levée des blocages par l'Etat de l'émergence de l'opinion publique et de forces politiques saines favorables à ce développement national?

Dans le court terme, avant les présidentielles de 2019, les nouvelles dispositions constitutionnelles permettront-elles qu'un pas en avant soit franchi à l'occasion des prochaines élections législatives? 

Reste le handicap le plus lourd. Le paysage politique "autorisé" reste marqué par la mise à l'écart des courants progressistes les plus dynamiques du pays, liés aux mouvements sociaux et citoyens divers, au renouveau culturel en cours. Ces courants refusent d'être enfermés dans les "niches-alibis" , octroyées par le système. Sauront-ils trouver les voies pour sortir de l'impasse qui leur est imposée?

A suivre...

 

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