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Publié par Saoudi Abdelaziz

Pauvres dunes de Sidi Abdelaziz. Photo Condjador

Pauvres dunes de Sidi Abdelaziz. Photo Condjador

De Tassoust à Belghimouz, une première exploration, en attendant Oued Adjoul et  Oued Ezhor,  côté mer, par des chemins que j'ai découverts du côté de  Belghimouz, loin des grands axes routiers. Ce sera pour une autre fois.

La chronique du Condjador

Jijel, 26 février 2016

A l'est de Jijel, la déforestation  des  forêts  côtières a commencé avec installation des colons et la mécanisation de l’agriculture. Mais les colons ont cependant épargné les dunes de sable, ils avaient laissé des zones-tampons, avec de la flore  locale comme protection contre l’air marin  en y ajoutant un rideau d'eucalyptus  tout le long de la bande littorale.

Tassoust,  Bazoul, El kanar

La course à "gagner plus"  pousse les fellahs à aller plus loin  sur la bande littorale  aux dépend de la flore locale  et des dunes de sable, et à l'intérieur des terres,  jusqu’aux  pentes raides, difficiles d’accès pour les engins. 

L’olivier a remplacé tous les autres arbres et a exterminé la variétés végétale existante:  à cause du besoin de  soleil de l'olivier, les paysans ont coupé tous les arbres de la forêt qui lui feraient de l'ombre,  changeant le biotope. Et ceci, sans respecter de frontière foncière: l'olivier rampe vers les terres communales et le domaine forestier.

Un nouveau code, devenu traditionnel s'est imposé après indépendance: chaque propriétaire peut augmenter la surface de sa parcelle de terre le long de sa frontière  qui communique avec les terrains communaux voisins. Ainsi de nouvelles lignes de clôture sont visibles partout dans les compagnes de Jijel, montant le long des  montagne bien droites.   

Sur les terres placées sous la protection de la Direction des forêts,  il y une une autre manière pour  faire main prise :  les gens habitant à coté placent  quelque ruches  d'abeilles sans toucher à la foret au début, un débroussaillage  léger fait l'affaire et il est accepté par les garde forestier. Par la suite,  le nombre de ruche augmente d’année en année,   de 4 ou 5 au début, on arrive à 300.  Parallèlement, les quelque oliviers du début, deviennent des centaines,  la flore et les arbres centenaires commencèrent pars être arraché les uns après les autres, progressivement pour ne pas attirer l’attention.  Le massacre du domaine forestier  se fait à long terme et partout,   rendant la justice incapable  de  faire un procès a tous un pays,  seuls qui essayent de  bruler le protocole  du long terme de la main mise sur le foncier  sont  sanctionné 

 Embourgeoisement des paysans

Le niveau de vie de ces fellahs a changé et la culture aussi,  au point de ne plus chérir le travail de la terre  et le respect de dame nature. On les remplace par l'installation de grands parcs de vente de matériaux de construction. On loue de très belles terres agricoles  comme parcs de stationnement  saisonnier aux importateurs de véhicules de l'étranger.  Toutes ces activités lucratives  ont pour points de départs  la réalisation  dans cette ruralité isolé  de grand projet  (port de Djendjen ) et  station de tri ferroviaire  de bazoul, avec le coup de grâce de l'autoroute,  qui était a origine un chemin communal. Des petites maisons  isolées au milieux d'une forêt  avec juste des pistes ‘azri’ qui les relient sont devenues à un rythme accéléré une ville et une course aux constructions  s'et poursuivie, suivie   la ou l’olivier  comme acte de propriété  notarié  a remplacé  la forêt primaire et le béton  a exproprie tout et les tous  engloutie .

Les terres  plates  et qui ont une façade accessible sur la route sont les première victime du béton. Et ce cercle infernal ne s'arrête face au domaine forestier,  inaccessible et accidenté: il a eu la malchance de  servir comme carrière d'où  on a puisé la terre rouge  pour les jardins.  Cette opération, une le filon tari,  il servira a le rendre plat  (image 137      )  à augmenter sa valeur  marchande. La technique? Des long talus de terre rouge a Bazul et Tassoust , avec une clôture au début pour tester les autorité, puis une petite bâtisse sur la façade de la route  comme maison de propriétaire  et quelque années plus tard,  vente de lots de terrains,  à coup de milliards.

Sable marin

Ce qui se passe ici existe dans toute la willaya de Jijel.

La folie et la fièvre  de construire et investir dans le foncier, valeur sûre, assurance pour toute la vie  est un trait de caractère très répandu. Evidemment, cela pousse à une forte  demande de sable marin. Dans un premier temps dans les année 80 et 90  les pionnier ont ouvert la route de ce commerce plus que lucratif entraînant des dizaine d’autres à faire pareille.  Les plage qui étaient  des zone isolées, laissées a elles-mêmes, que l'on visite que pendant l'été, sont devenues des chantiers,  des pistes se sont multipliées  pour accédé aux plage.  Chaque voleur de sable crée sa propre route, la plus proche de son lieux d’habitation. lLa plus grande destruction des dunes et des bandes de forêt sur la cote jijélienne a été commise pendant les années  du "qui tue qui",  où  les sites naturels n'avaient aucune priorité dans aucun programme de sauvegarde et de protection. 

Sidi Abdelaziz

Les forêts primaires  du littoral de Jijel qui restent intactes commencent à partir de Sidi Abdelaziz,  juste a la sortie en direction de EST. Des montagnes de verdure à pente raide comme des murs se lançant au ciel,  avec la flore originelle et spécifique à cette localité coté intérieure de  l’autoroute et le chemin de fer divise ces deux coté où l’intervention humain et très visible  l’autre coté mitoyen des plages de sable fin a était victime de sa topographie  et de autoroute et  la location chez habitant pour les touriste de l’été  même les dunes ont était effacée, rasée  du paysage,  défrichées pour l'installation de serres  en plastique  et décharges d’ordure ménagère a ciel ouverts; le chemin de fer qui la traverse a aplatie tout sur son passage,  le long de la côte ;le citoyens  sur cette partie du littorale ne peut pas faire autrement que son voisins d’a côté:  des habitations, sans étude son ni planification ont poussé dans un désordre, le drame ne vient pas seulement de la "base": l'Office public a construit des logement sociaux au milieu des dunes de sable. Photo

 

Ladjneh

La route nationale commence a prendre un trajet loin de la côte , laissons de côté des milliers d'hectares  à ne plus voir la fin , à l'est de la côte  maritime des terres agricoles et de forêt littorale intacte, une zone  humide  verdoyante encore intacte,  loin de l’agglomération urbaine, des arbres centenaires de la période coloniale existent encore,  entourant une ancienne école indigène, construite en 1949, (propos recueilli sur place ). Les pentes raides sont une sorte de garantie de survie des forêts côtières, les terrains  plats servent aux cultures maraichères et aux pâturages  pour le bétail, qui est très nombreux ici.

 

A quelques kilomètres de Belghimouz, des centaines d'hectares de terre sont laissées à l’abandon à cause de conflits de gestion de l'ancienne ferme coloniale nationalisée; la topographie des pentes raides ne suffit plus à protéger les forêt qui n'existent plus que sur les montagnes qui entourent  ces longs et larges pâturages traversés par autoroute et le chemin de fer. L'olivier qui remplacé le chêne liège n'est plus le seul a s'élargir illicitement  sur les pentes des montagnes  avoisinante,  les tunnels en plastique pour la culture de la fraise prennent place. Leur installation va lessiver la parcelle après le ruissellement des eaux de pluies,  rendant la terre pauvre, nue  et instable car rien ne le maintiendrait,  devenant source de glissements de terrain par excellence... 

Ma moto 103  n'en peut plus. Ma balade à Wed Adjoul et  Wed Azhor,  côté mer, ce sera une autre fois,  par des chemins que j'ai découvert du coté de  belghimouz, loin des grands axes routiers.

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