Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Les initiatives citoyennes indépendantes, les alertes en faveur de secteurs productifs délaissés se multiplient. La contestation de la hogra n'hésite plus à sortir de l'anonymat. Mais ces chose-là ne sont pas au sommaire du journal télévisé. Le bouleversement de ce sommaire est sans doute un des meilleurs indices de la sincérité des engagements présidentiels ou ministériels. (NB. Ce matin, la palme est décernée aux reporters du quotidien Liberté).

Continuer d'importer le concentré de tomates...

Au moment des préparatifs de la saison agricole, les agriculteurs-producteurs de tomate industrielle interpellent les pouvoirs publics, pour qu’ils leur apportent réellement l’accompagnement et le soutien promis. Depuis 2011, c'est le même cirque chaque année. “Nous sommes déjà à la mi-février et les conserveurs avec lesquels nous sommes habituellement conventionnés dans notre région ne sont pas en mesure de faire face à nos dépenses de campagne, étant eux-mêmes tributaires de la Banque de l’agriculture et du développement rural, qui n’a pas encore versé un seul dinar pour la précampagne”, dénonce les fellahs en colère.

...et  l'aluminium

C’est ce qui ressort du cri de détresse rapporté par le journaliste Hamid Saïdani. Les producteurs et transformateurs nationaux d’aluminium s'adressent aux pouvoirs publics pour sauver une branche livrée à la merci d’importateurs peu scrupuleux, qui inondent le marché algérien avec des produits ne répondant pas toujours aux normes de qualité requises en la matière. La quinzaine de producteurs algériens éprouvent donc les pires difficultés à maintenir la cadence de production de leurs usines, et commencent à licencier. De grands discours ministériels mais absence de politique publique, branche par branche, pour protèget la production nationale.

Des généraux coupent l'oxygène de la moudjahida

 

Environnement total à Jijel

L’auditorium de la fac centrale de Jijel a accueilli le 10 février une nouvelle session des "Lundis des l'environnement".  "le public est large et va du professeur spécialisé au citoyen lambda, car le think tank LDE se nourrit de toutes les visions, toutes les idées et toutes les expériences", explique le maître de conférence Farès Kessasra qui anime cette initiative depuis trois ans. "Nous avons décortiqué et vulgarisé les différents perturbateurs environnementaux (pas seulement endocriniens) tels que les pesticides, les antibiotiques, les ondes électromagnétiques et les fines poussières. Outre les étudiants de doctorat, master et licence et les collègues professeurs des différents labos et départements de la fac de Jijel, j'ai tenu à inviter des spécialistes praticiens (vétérinaires, médecins, pharmaciens et biochimistes), des associations (protection des consommateurs) et des clubs culturels et sportifs (les zinzins de la lecture, le club des gens de la mer et un artiste-peintre). Texte intégral de l'interview : Quotidien Liberté

Trônes télévisés

  "Qu’est-ce qu’on attend pour faire disparaître ces trônes pharaoniques sur lesquels on voit, chaque soir, au JT de 20h de l’ENTV, se vautrer ces «personnalités», au cours de toutes sortes de réunions, traçant une frontière insultante entre elles et «la piétaille» invitée à faire litière derrière elles ?" Badr’eddine Mili, Le Soir d'Algérie

POST-SCRIPTUM

Le complexe politico-médiatico-affairiste 

(...) L’approche de la classe dominante est prudente et discrète. Le simple fait de noter qu’elle est très restreinte et d’analyser ses composantes relève de la subversion ! Ce petit monde est constitué des milieux d’affaires, des hauts fonctionnaires et des politiciens des sommets de l’État et de quelques personnalités médiatisées de toutes disciplines. Ces dominants sont en osmose, proches d’une caste à la fois diverse et homogène. Cette petite communauté est opaque pour tout le reste de la population : on ne connaît pas ses revenus réels ; on n’imagine pas son mode de vie, on ignore les moyens qu’elle emploie pour se pérenniser. Vouloir la rendre transparente (ce qui est un désir rare, car on préfère ausculter avec moins de risque la pauvreté) est assimilé à une agression politique destructrice de l’ordre public et qualifié de populisme anti- élitiste ! Les relations public-privé, argent-pouvoir politique et médias, clés des « réussites » individuelles « doivent » échapper à la transparence et donc à tout contrôle. La corruption (de formes variées) qui y règne échappe souvent aux procédures judiciaires qui s’enlisent faute de détenir les clés probantes. Il est difficile d’en pénétrer la réalité profonde.

Ce petit « complexe politico-médiatico-affairiste » est en effet surarmé. Il a la maîtrise de l’argent, ce qui lui permet d’en acquérir toujours davantage (sauf accident) et d’acheter les hommes qui lui sont utiles ; il dirige les communications, ayant acquis les grands médias, ce qui lui permet de formater les esprits, de fabriquer les leaders, de fixer « l’ordre du jour » et le vocabulaire du débat politique et de faire pression sur leurs comparses au sein de leurs monde ; il produit le droit (sauf exception) et l’interprète à son gré, grâce à ses juristes de cour (les vrais « intellectuels de marché »), et malgré les juges qu’il ne cesse de dénoncer les qualifiant de « rouges », ce qu’ils sont pourtant si rarement ! (...)

A propos des Dominants, de Robert Charvin, professeur de droit, membre de l'Association internationale des juristes démocrates-AIJD, Nord Sud XXI.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article