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Publié par Saoudi Abdelaziz

Il est question d'une "une surenchère sans précédent dans la recherche de soi-disant voies alternatives" pour la réindustrialisation du pays. Les généraux sont forcément les plus patriotes des Algériens explique... un général sur El Watan. 

 

Feux de paille industriels

T. Gh. cible dans Alger Républicain les "ateliers de montage à tire-larigot" annoncés dans le cadre de la réindustrialisation officielle. "On a l’impression d’assister ajoute-t-il à la ruée d’une poignée de prédateurs pour dilapider les richesses du pays, son avenir étant le dernier de leur souci. C’est la raison pour laquelle une grande partie des projets réalisés dans ce cadre ne vivra malheureusement que le temps d’un feu de paille".

L'auteur  pointe l'exemple du conglomérat Hasnaoui qui annonce en fanfare pour les trois années à venir des investissements dans trois secteurs industriels sans liens entre eux, l’automobile, l’électroménager et le médicament.

"Comment peut-il prétendre intégrer la production de 14 composants pour la fabrication de véhicules alors qu’il envisage de n’en produire au total que 24.000 en trois modèles de marque Nissan ?

Il faut savoir que la sous-traitance dans la fabrication de pièces obéit à un processus d’homologation basé sur des critères techniques et économique et parfois esthétiques, lesquels sont d’une exigence sans faille dans le secteur automobile. Le volume des commandes se chiffre par centaines de milliers si ce n’est par millions. De plus les donneurs d’ordre dans ce secteur sélectionnent leurs partenaires selon d’autres critères, chacun selon ses objectifs, qui ne convergent pas systématiquement avec ceux de leurs partenaires qu’ils mettent toujours sous tension. L’un de ces critères est la synchronisation des livraisons avec la cadence de montage des véhicules chez les fabricants.

Ceci n’est pas pour dire que nous serions incapables en Algérie de satisfaire à de telles exigences. Au contraire, notre potentiel industriel existant nous permet de faire bien plus". Selon lui, "le blocage réside dans la mise en œuvre de ces potentialités, le pouvoir actuel étant motivé par d’autres intérêts que celui de développer le pays dans le sens du progrès social au profit des larges masses".

 

Le général et les parvenus 

La contribution du jour sur El Watan est intitulé "La Nation et ses militaires". Elle est signé Guediri Ali. Compte tenu du caractère particulier du sujet, le blogueur a du consulter le net pour finalement apprendre qu'il s'agit d'un général récemment mis à la retraite. L'équation de cet ancien directeur du personnel au ministère de la Défense nationale, qui défend son confrère Hocien Benhadid, comporte trois termes. Primo : les officiers à la retraite sont liés par l'obligation de réserve un des "valeurs inculquées par le métier des armes". Secondo : "Lorsqu’on voit la liberté que prennent certains parvenus sur la scène politique nationale pour critiquer et les individus et les institutions (...) pourquoi ce qui est permis aux autres devient subitement illicite lorsqu’il s’agit de cette catégorie de citoyens?"  Tertio : "la solidarité entre frères d’armes est la pierre angulaire de leur premier serment".

Conclusion : le général Benhadid a autant le droit que les "parvenus" de l'establishment politique, de s'adonner à la remises en cause de la légitimité des institutions, y compris celle de sa propre l'armée.

Et subséquemment : Les généraux sont les plus patriotes des Algériens.

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