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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Le scandale est gros. De mystérieux problèmes "administratifs" empêchent l'exportation de l'ammoniac produit à Arzew et à Annaba. Ce produit rapporte beaucoup de devises à l'Algérie. Saturé par les stocks, les usines ferment et les ouvriers mis dehors.

C'est le quotidien  Liberté, alerté par les syndicats qui nous l'apprend ce matin : "Suite à des lenteurs administratives qui ont retardé indéfiniment l’exportation de sa production, l’unité n°1 d’ammoniac de Fertial, implantée à Arzew, a vu toutes ses aires de stockage saturées et a dû fatalement fermer ses portes, le 25 janvier dernier". La seconde unité Fertial d’Annaba est sur le point de subir le même sort, dans les prochains jours.

“Cet état de fait n’est pas dû à des problèmes de gestion ou de besoin d’aide financière, bien au contraire, cette entreprise connaît  une situation financière des plus florissantes et les travailleurs bénéficient d’avantages professionnels très conséquents qui font de cette entreprise un exemple de réussite totale à tous les niveaux, tant qu’elle est considérée comme l’une des entreprises qui génèrent des rentrées en devises importantes pour l’économique algérienne” explique Sid-Ali Beldjerdi responsable de la fédération UGTA concernée qui observe : “On ne peut que déplorer cette lamentable situation, qui par certains de ses aspects semble tout à fait incompréhensible pour un observateur avisé. En effet, il est difficile d’accepter qu’une entreprise de l’envergure de Fertial avec ses 1 200 employés directs, son chiffre d’affaires de plus de 300 millions de US$ dont 75% réalisé à l’exportation, ses résultats obtenus à ce jour et une perspective prometteuse, avec un projet de ‘revamping’de ses usines pour un montant de plus de 360 millions de US$ programmé sur les 3 prochaines années, puisse en être réduite à mobiliser ses énergies et à gérer, au jour le jour, de simples questions d’autorisations d’exportation”

Il y a un an,  le site de l'Oxford business group notait : " L’ammoniac et l’urée représentent un tiers des exportations hors hydrocarbures, devancés seulement par les produits dérivés du pétrole. Les exportations d’ammoniac ont à elles seules doublé en glissement annuel et ont atteint 421,7 millions de dollars entre janvier et septembre 2014. Le potentiel des produits pétrochimiques est énorme, à l’heure où l’Algérie cherche à réduire sa dépendance face aux cours des matières premières". 

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Djamal Amran 01/02/2016 03:37

La trahison ne désarme pas, cachée dans les ministères. Peut-être les requins acoquinés au pouvoir actuel veulent-ils couler cette industrie pour la reprendre à leur compte en rachetant pour rien les usines.