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Publié par Saoudi Abdelaziz

Clémentine Autain, porte-parole d'Ensemble une des composantEs du Front de gauche donne la sentence : " La gauche est détruite. C'est un désastre".

Jean-Luc Melenchon qui titre son billet "Choc" écrit : "Je partage la douleur et la stupeur de nombre d’entre vous. Mais aussi la colère à l’égard de tous ceux qui nous ont entrainés dans cette impasse". Il ajoute : "J’ai le sentiment qu’une période totalement nouvelle s’ouvre qu’il est impossible d’aborder avec les schémas qui nous ont guidés jusqu’à ce jour". Il n'en dit pas plus et promet de parler... mercredi.

L'analyse sociologique habituelle du scrutin n'a pas encore été publiée, mais sans attendre, le site Regards.fr proche du Front de Gauche note : "Pour les écologistes, comme pour le Front de gauche, le résultat est amer : dans bien des régions, ils ne seront pas présents au second tour. À n’en pas douter, les analyses sociologiques du vote dont nous disposerons dans les prochains jours vont souligner l’emprise du parti de Marine Le Pen parmi les couches populaires, au sein de la jeunesse et plus généralement dans toutes les catégories de la population hormis les cadres supérieurs et les plus de soixante-cinq ans".

Ce n'est pourtant pas une surprise, l'analyse des résultats des élections européennes de 2014 avaient déjà mis en relief ce phénomène.  L'institut Ipsos indiquait que le Front national a surtout séduit les couches populaires : 43% des ouvriers, 38% des employés, 37% d'un niveau inférieur au Bac et 30% des foyers à bas revenus. Le Front national séduit aussi particulièrement les plus jeunes (30% des moins de 35 ans). L'institut de sondage avait aussi analysé les motivations de vote. Il en ressort que la grande majorité (66%) des votants FN ne veut pas rester dans la zone euro et veut revenir au franc. A l'opposé, seuls 13% des électeurs du PS et 15% de ceux de l'UMP veulent quitter la zone euro, et 21% des électeurs du Front de gauche. Comment, pourquoi et dans quel but le Front national -xénophobe et aussi néolibérale que ses congénères de la droite et de la gauche bcbg- a-t-il capté ce sentiment de refus? C'est la question. Un constat : la nature a horreur du vide, même en matière électorale.

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